empty streets
A chaque
fois, c’est le même constat. Il n’y avait que peu de manifestants aux
Etats-Unis. (cette fois-ci c’était samedi, pour dénoncer la guerre en Irak à
l’occasion du 3e anniversaire de l’invasion américaine et ils
n’étaient qu’un millier à New York). En fait, je ne m’étonne plus vraiment,
après quelques années passées ici, du peu d’engouement des Américains à prendre
la rue. Car les manifestations sont souvent détournées par une myriade de
groupes qui profitent de ces rassemblements populaires pour défendre leur
propre cause.
Une amie
qui s’est rendue samedi à la marche contre l’Irak sur la 42e Rue à
New York m’a dit être rentrée écoeurée. « Il y avait des banderoles pour
la libération de Porto Rico, des imbéciles hurlaient « Longue vie à
l’Intifada », ils ont même passé la voix de Mumia Abu Jamal dans le
système sono, ça m’a touchée d’entendre Mumia, mais je trouvais le moment
franchement déplacé, je ne vais pas retourner de si vite à une manif ». Et
une de plus me suis-je dit, et mon amie est plutôt militante.
Mais je
comprends d’autant plus sa position que les Américains ont développé d’autres
formes de protestation finalement plus efficaces et surtout leur garantissant
que leur message ne sera pas noyé. Ils ont ainsi pour habitude, bien plus que nous
en Europe, de bombarder de lettres, de pétitions, de emails leurs élus. Ça
marche assez souvent, surtout à l’échelon local.
Once again, the number of demonstrators was rather small on
Saturday in the United States at the marches against the war in Iraq. To tell the truth I am not
surprised, even if a majority of Americans are now in favor of an ending of the
war. I think the problem lies with the way demonstrations are hijacked by small
groups who defend causes that have nothing to do with the reason of the march
itself.
A friend of mine marched Saturday in New York, where a little
over 1000 people rallied, and told me she was frankly annoyed by the signs for
the Liberation of Porto Rico, became quite angry when she heard people scream
“long life to the Intifada” and though she was touched to hear Mumia Abu Jamal’s
voice over the speakerphone, she did not think it was the appropriate moment to
do so.
I do understand now why people here prefer to write directly to their elected officials; at least they have the assurance that their message won’t be distorted.
pictures from AP and Reuters



OT J'ai parlé de ton blog
take care
mich
Posted by: soppy raccoon | March 20, 2006 at 11:01 AM
grazie Mich,
cosa vuol dire OT?
Posted by: MariaPia | March 20, 2006 at 11:06 AM
OT: Off Topic
Posted by: soppy raccoon | March 20, 2006 at 11:30 AM
En France,c est plutot le contraire ,on ne manque pas une occasion de sortir avec une pancarte dans la rue,c est devenu "le moyen" de communiquer!!Helas,ça ne marche pas beaucoup,sauf pour les "casseurs"qui s en donne a coeur joie....
Posted by: colombia | March 20, 2006 at 03:42 PM
donnent a coeur joie....
Posted by: colombia | March 20, 2006 at 03:44 PM
ho visto il tuo blog per merito di coon: è molto interessante e ben fatto. verrò a trovarti ancora e, con la scusa di leggerti rinfrescherò anche il mio inglese e il mio francese.
un saluto
fabio
Posted by: serafico | March 21, 2006 at 01:37 AM
sans oublier les "bumper stickers": ça ressemble à une pancarte de manif, mais on les garde toute l'année... et en plus on reste au chaud dans sa voiture!
Posted by: fotsirK | March 21, 2006 at 10:39 PM
Une autre explication intéressante lue dans le Christian Science Monitor d'aujourd'hui :
The president's low job approval and the American public's growing impatience with the war mean that big public protests may be less necessary, at least as a tool to demonstrate the intensity of public feeling to the administration, says Alexander Bloom, a historian at Wheaton College in Massachusetts. "Going into the streets can be a sign that people feel there's no other way to be heard," he says. But in this war, he adds, the polls speak loudly
Posted by: Guillemette | March 22, 2006 at 11:49 AM