the next generation
La ville est encore à genoux, mais la prochaine génération de musiciens, elle, est bien debout. A tout juste vingt ans, Troy "Trombone Shorty" Andrews, le Jimy Hendrix du Trombone, virtuose et inventif, atteste de la vitalité de l'incubateur musical qu'a toujours été la Nouvelle Orléans. Il "performait" dimanche avec son orchestre "Orleans Avenue" et son frère en invité d'honneur "James Andrews" dans un terrain vague du quartier historique noir de Trémé pour un cercle des tambours.
Trombone fait partie de cette nouvelle génération qui revisite le Brass Band, avec des groupes comme le Souls Rebels Brass Band ou le Rebirth Brass Band, lui redonnant toutes ses lettres de noblesse. Trombone incorpore jazz, funk et hip hop. En hommage aux mentors, il nous a offert hier une version de Voodoo Child au trombone et un "What a wonderful world" rerythmé latino. Du bonheur.
Rien que pour ces moments de magie, il faut sauver la Nouvelle Orléans. Car Trombone est un pur produit de cette culture unique, leader d'un march band à six ans déjà, il est né un instrument à la main comme tellement de mômes ici, où la musique se transmet de génération en génération et s'apprend le plus souvent sans partition, en famille ou entre voisins. Certains critiques le placent déjà au panthéon musical de la ville, aux côtés d'Armstrong, Harry Connick et les Marsalis. Survivront-ils dans cet environnement? C'est une autre histoire.
New Orleans is still on its knees, but its new generation of musicians is up and alive. Barely in his twenties, Troy "Trombone Shorty" Andrews, is a pure product of the New Orleans musical incubator. With a few other bands, among them the Soul Rebels Brass Band and the Rebirth Brass Band, he is reinventing the Brass Band music for the best, adding funk and hip hop to the traditional beats. He was part of a drum circle yesterday with his band "Orleans Avenue" on a vacant lot in the historic black neighborhood of Treme.
A gifted musician, Trombone revisited his mentors, offering us a trombone version of Voodoo Child and added a Latino beat to "What a wonderful world". At six, Trombone was already leading a march band, one among the many children who just learned music in the street with family members and neighbors. Some critics already put him among the legends of the town, along Armstrong, Harry Connick and Marsalis. Will these talented musicians survive in the struggling Crescent City, that's a whole other question.




Merci de nous faire decouvrir ce type.
Il a l'air géant.Il y a souvent eu des villes qui ont ressucité grace à ses artistes,c'est tout ce l'on peut souhaiter
à la N.O.
Posted by: Abdé | October 23, 2006 at 05:16 AM
Je me suis défoncée les oreilles en ouvrant la vidéo. Qu'importe ! il a l'air pas mal du tout, il devrait faire parler de lui dans les prochaines années. New Orleans est une ville vivante, musicalement parlant, si la relève est assurée.
Ceci étant dit, il est un peu speed. S'il n'a que vingt ans, c'est un peu normal. Il va sûrement poser son jeu dans les années à venir
Posted by: La grande Loulou | October 24, 2006 at 12:27 PM
Merci pour le post. De la musique partout (et des types alcoolisés), c'est souvent le souvenir le plus saillant que l'on garde de NO. NO est une ville où la rue se transforme souvent en scène. A ce sujet, je me souviens d'une "troupe" de mecs qui faisaient un spectacle de danse hip hop en face de la cathédrale St Louis, de l'autre côté du parc, je ne me souviens plus du nom de la rue (Decatur?). Ils étaient habillés de vert fluo et avaient une gouaille sans pareille. J'étais content de les revoir il y a un an, quelques années après. Sont ils toujours dans le coin? J'imagine qu'ils ont dû souffrir de la baisse de fréquentation touristique malheureusement.
Posted by: jtrt | October 24, 2006 at 02:15 PM
Hello Jtrt,
non je n'ai pas vu cette troupe dont vous parlez, mais je n'ai pas passé énormément de temps dans le Vieux Carré.
Posted by: MariaPia | October 24, 2006 at 07:51 PM