midterms à chaud
La Nouvelle Orléans joue à se faire peur en gardant William Jefferson dans la course au Congrès. Oui, oui, le représentant soupçonné de corruption dans une affaire compliquée de dessous de table versés par des potes hommes d'affaires en échange de juteux contrats en Afrique où le représentant a tissé des liens au fil des ans. (la présomption d'innocence tenant toujours, on se contentera de rappeler que le FBI a trouvé 90 000 $, à l'origine inconnue, dans son frigo...à Washington). La Nouvelle Orléans voudrait vraiment se débarrasser de sa réputation de ville corrompue, mais Jefferson a ses qualité et un mérite de taille en ces temps difficiles. Il se bat comme un diable et avec succès pour maintenir le dossier Katrina bien vivant à Washington. Dans le bar d'en face, une femme a lâché un "honte à nous". Personne ne l'a contredit. Deuxième tour le 9 décembre.
Le Massassuchets s'est donné son premier gouverneur noir en la personne de Patrick Deval. Il devient ainsi le 2e gouverneur noir, élu, d'un Etat américain, le premier avait été Lawrence Douglas Wilder, gouverneur de Virginie entre 1990 et 1994. En fait, le tout premier gouverneur afro-américain est P. B. S Pinchback. Il fut gouverneur de la Louisiane de 1872 à 1873, suite à la destitution de Henry Clay Warmoth.
Dans le désordre. la défaite de Rick Santorum, l'enfant chéri de la droite fondamentaliste, en Pennsylvanie est une défaite majeure pour le parti républicain qui doit repenser sa stratégie avec les évangélistes qui ne se sont visiblement pas autant mobilisés qu'en 2000 et 2004. (Insatiables ces évangélistes, deux juges conservateurs à la Cour Suprême, mais toujours pas contents).
Dans la foulée, la défaite de Santorum et la victoire du démocrate Sherrod Brown en Ohio (plus celles de représentants démocrates au Kentucky et en Indiana) montrent que les indépendants et les fameux "swing voters" lâchent le parti républicain. En gros, les Reagan démocrates, redeviennent des démocrates, conservateurs peut-être, mais démocrates.
Ces deux Etats étaient dejà "key" (clefs) pour la présidentielle en 2004, la Pennsylvanie avait choisi Kerry, l'Ohio Bush (dans des circonstances discutables, de nombreux électeurs, noirs surtout, ayant été empêchés de voter, à Cleveland notamment). Le parti républicain devra faire une curieuse gymnastique électorale dans les états du Nord Est et du Midwest pour paraître à la fois suffisamment conservateur pour sa base religieuse et centriste pour les indépendants.



qui stiamo brindando per Eliot a Albany ma shhhhhhhh
;)
Posted by: raccoon | November 08, 2006 at 05:58 PM