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February 2007

Indian rules

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C'est une coutume peu connue de la Nouvelle Orléans.Pourtant, les Mardi Gras Indians sont l'une des plus anciennes traditions de la ville, remontant aux années 1740-50, en croire les plus vieux documents trouvés à ce jour, relatant leur existence. Ces tribus indiennes étaient à l'origine entièrement composées d'esclaves noirs échappés et qui avaient trouvé refuge dans les bayous et les marais, protégés par les tribus indiennes Chickasaw, Choctaw et Blackfoot.

Au cours des siècles, organisées par tribus, des générations d'Afro-Américains ont continué à rendre hommage à leurs premiers protecteurs. Chaque tribu a son Big Chief et sa reine. Leurs rites ont aujourd'hui encore quelque chose de secret et de magique. Ils paradent régulièrement le jour de Mardi Gras, par tribu, dans les rues de leur quartier respectif avant de se croiser parfois. Il faut souvent être patient pour les trouver car leur parcours et leurs horaires sont rarement annoncés.

Leurs costumes, flamboyants, faits de plumes, de verroterie et de perles, ont évolué au fil des ans pour devenir de plus en plus imposants. Car si autrefois, les chefs s'opposaient dans de violents combats, aujourd'hui leurs joutes sont surtout artistiques. On compare costumes, danses, chants et percussions. Leur rituel emprunte aussi bien aux rythmes ancestraux de l'Afrique de l'Ouest et des Caraïbes qu'aux danses des tribus indiennes qu'ils honorent. Certaines de ces anciennes parures sont pieusement conservées au Backstreet Museum.

Si Mardi Gras est un bon jour pour apercevoir des Mardis Gras Indians (dont le nom serait tiré d'un endroit appelé à l'époque de la fondation de la ville Point Mardi Gras), le grand rassemblement de toutes les tribus a lieu le dimanche le plus proche de la St-Joseph, au mois de mars.

Img_0082 It's certainly one of the least known traditions of New Orleans. The Mardi Gras Indians, though still somewhat secretive and elusive, are almost as old as the City itself. Organized by tribes, they were formed in the early 1700's when the first escaped black slaves found refuge in the swamps surrounding the newly founded city, helped and protected by the Indians tribes living in the bayous, the Choctaw, the Chickasaw and the Blackfoot.

Since then, the Mardi Gras Indians Tribes have honored their former protectors. (Their name comes from a place where the Indians used to trade, renamed Mardi Gras Point by the French settlers). To this day, their rituals are a mix of West Africans, Caribbeans and Indians rhythms, chants and dances. Each tribe has its Big Chief, its Queen and a few other chiefs.

On Mardi Gras day, each tribe walks the street of its neighborhood, oftentimes with no announced route or schedule. When two tribes meet, they enter into a contest of costumes and chants. The best day to catch them all is still on the closest Sunday to St-Joseph Day, in March. At one point, all tribes will gather near Bayou St-John, a Indian trade post for centuries.

The costumes are flamboyant, made of feathers, pearls and stones. Entirely handmade, some of them are worth thousands of dollars. Every year the Chief has to wear a new one. Some of the ancient ones can be found at the marvelous Backstreet Museum.

Happy Mardi Gras

Img_0024 Le Carnaval bat son plein à la Nouvelle Orléans. Jours d'oubli, de liesse, de déraison. Les parades se succèdent à un rythme endiablé. Entre deux et trois cortèges par jour depuis une dizaine de jours. L'apothéose aura lieu aujourd'hui avec la parade des Zulu, première parade noire, créé en 1909, puisque les Krewe d'alors n'acceptaient pas de noirs dans leurs rangs et celle des Indians Chiefs, dont je vous reparlerai.

Chose curieuse, pendant ces parades, les gens se jettent sur les milliers de colliers de perles multicolores lancés des chars. Ils sont des centaines à remplir des sacs entiers de perlettes. Peggy, ma colocataire, les récolte pour sa Blues Cruise. Elle fait l'évènement chaque année lorsqu'à son tour, elle lance du pont le plus haut du bateau, les beads aux passagers des ponts inférieurs. Prendre place sur un char à une parade est un privilège. Cher de surcroît.

Participer à Zulu, par exemple, vaut son pesant de pacotille. La fille de Bobby a dépensé 3000 dollars de colliers en plastique. Et personne ne s'aviserait à jouer les radins. Il faut que ça brille de partout, il faut qu'on vous supplie de lancer un collier, et il faut bien sûr que vous en ayez suffisamment jusqu'à la fin du défilé. Le must, c'est de faire "eyecontact" avec un spectateur et de viser juste. Chaque parade a ses colliers distinctifs, certains sont très élaborés, ceux de  Krewe de Muses, notamment. Le plus recherché est le collier rouge au pendentif en forme d'escarpin.

En fin de cortère, ce sont parfois des gerbes de colliers qui vous volent à la figure. C'est sans doute le moment le plus dangereux du Carnaval. Peggy a déjà rempli deux sacs de voyage de verroterie. Encore un, et le compte est bon pour la croisière.

Img_0021 Carnival is in full gear mode in New Orleans. For a few days, the city is just about dancing, listening to music, and yes, going to the parades. with an s. For at least 10 days, there are about 2 to 3 parades a day. Climax will be tomorrow with Zulu, the first black parade, founded in 1909 and with the Mardi Gras Indians celebration. (more about them in a upcoming post).

The strangest thing to me is to see the passion New Orleanians put to catch the beads thrown at them from the floats. Some come with bags and somehow find a way to fill them with those plastic necklaces. Some beads are of high values, because of their sophistication or rarity, like the beautiful red beads of Muses, the women only parade.

To be part of a Krewe is no small deal. Seats are expensive. Some goes well into the thousands of dollars, a way to keep certain people away, especially blacks when parades were an all-white thing. But even today, seats remain expensive, for most parades. The price tag is the amount of beads a participant has to buy to be in it. Bobby's daughter spent over 3000$ of cheap necklaces to be part of Zulu. Friends and families donated, the honor is just to big. By the end of the parade, you better be careful. Sometimes full bags of beads are thrown at you. It's certainly the most dangerous time of all during Mardi Gras.

Rue89, ça bouge

Comme ils le disent eux-mêmes, c'est parti. Trois anciens journalistes (depuis hier) de Libération et trois de leurs collaborateurs ont ouvert le blog du making of de Rue89, un nouveau site d'information à venir. Quelques infos ont percé, ici ou.

La date officielle du lancement n'est pas encore connue, mais si le contenu est aussi pétard que les couleurs du blog, ce sera en effet une révolution! Allez, on se réjouit et on leur souhaite d'entrée TRES longue vie.

tel chien...

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Une étude américaine aurait déjà établie, en 2004, la ressemblance entre maître et chien. La parade de Barkus, celle consacrée aux chiens (non ce n'est pas une blague) pendant le carnaval de la Nouvelle Orléans, m'a convaincue.

An American study had established in 2004 that there is indeed a resemblance between dogs and their owners. Well, a walk at the Barkus Parade, in the French Quarter today, convinced me of its foundation. (Yes, there is a special parade for dogs, with a King, a Queen, several dukes and duchesses)

ps. si un utilisateur de typepad peut m'expliquer comment récupérer les trois misérables caractères égarés en haut à droite, je suis preneuse.

a force de tatons...

Envie d'Amérique?

Angelinaandmaddox05 Envie de vous expatrier aux Etats-Unis? Les écoles de la Nouvelle Orléans manquent cruellement d'enseignants en général, de francophones en particulier. Via le blog de Sandrine et Tantely, tous deux expatriés et enseignants dans la Crescent City, voici deux annonces qui pourraient intéresser les candidats au départ.

Qui sait, si ça marche, vous pourriez même devenir potes avec Angelina et Brad. Ils viennent d'inscrire le petit Maddox dans une école d'immersion de la ville.
Pour le coup, si ça marche, je demande à être invitée au BBQ de fin d'année.
Bonne chance!

Obama goes south

Img_2556 Je n'ai pas le souvenir d'une campagne présidentielle américaine ayant démarré si tôt et nous sommes encore à un an de la primaire du New Hampshire. (Ok, je n'en ai couvert que trois...). Time Magazine relevait la semaine dernière que le champs n'avait plus été aussi ouvert depuis 1928 en raison de l'absence d'un président sortant ou d'un vice-président sur les rangs (tiens, Time a donc éliminé Al Gore. Sa nomination aux Oscars et celle au Nobel de la paix pourraient pourtant lui servir de joli tremplin et il peut faire valoir son opposition de toujours à la guerre en Irak et son engagement pour la sauvegarde de l'environnement).

Je vois dans cette frénésie précoce le besoin d'occuper le terrain au plus vite à un moment où le pays est en profonde quête d'identité et a en grande majorité lâché Bush, républicains compris. La guerre contre le terrorisme ne prend plus, les dépenses astronomiques qu'elle impose ne justifient plus, pour nombre d'Américains, les coupes sévères dans le budget social. D'où la nécessité pour les wannabe présidents de se présenter rapidement pour forcer, d'une certaine manière, les dossiers de 2008. (et aussi pour lever suffisamment de fonds, histoire de tenir la route. La dernière présidentielle avait déjà été la plus chère de l'histoire; celle-ci battra sûrement ce record.). Ils sont déjà une vingtaine en lice.

Obama Parmi eux, Barack Obama. Le sénateur-candidat de I'Illinois était la semaine dernière à la Nouvelle Orléans pour des auditions du Sénat sur le "terrain" (fields auditions). La nuée de journalistes débarqués de Washington (et de l'étranger, j'ai repéré une collègue allemande en pamoison à chaque fois que le bel Obama prenait la parole)* n'en avait que pour lui. "Monsieur Obama, si vous étiez Président que feriez-vous pour aider la Nouvelle Orléans?" Monsieur Obama, si vous aviez été Président pendant Katrina, qu'auriez-vous fait?". Elégant, Obama répond toujours, mais évite le "si j'étais président". Il lâche tout de même qu'il n'aurait pas attendu 3 jours pour venir voir de lui-même et certainement pas par un survol à bord d'Air Force One.

Sa venue en Louisiane n'était pas anodine. Il y a d'abord l'électorat noir à convaincre qu'il est bien un des leurs. Certains en doutent, car né de père africain et de mère blanche du Kansas, il ne partagerait pas l'histoire et les souffrances des Afro-Américains. Mais surtout, il y a un état à prendre. La Louisiane avait brièvement fait partie des fameux "swing states" (Etats indécis) en 2004, pour tomber assez vite dans le camp républicain. Il en ira autrement en 2008. Le ras-le-bol contre l'administration Bush est ici assourdissant.

Il y a évidemment les laissés-pour-compte pendant Katrina, noirs et pauvres dans leur majorité, mais il y a surtout l'ensemble de la population du Sud de la Louisiane, toute race confondue, qui ne comprend pas que l'aide fédérale mette tant de temps à arriver, qui comprend encore moins les chicaneries de la FEMA (l'agence fédérale de gestion des catastrophes), qui menace tous les six mois de ne pas prolonger le droit à l'assistance au logement, qui ne supporte plus les différences de traitement entre le Mississippi (républicain) et la Louisiane (dont les élus locaux sont en majorité démocrates). L'omission de Katrina par Bush dans son dernier discours de l'Union a été le pompon.

M. Obama a osé quelques propositions qui ne sont pas tombées dans les oreilles d'abstentionnistes. S'il convainc le Congrès de voter une rallonge pour la Louisiane, on se souviendra de lui dans ce coin de pays.

*FGO (For girls only): oui, il est vraiment canon.

you really wanna meet?

Virginia Vitzthum, une amie de mon amie Anne vient de publier "I love you, let's meet", un recueil d'histoires de rencontres amoureuses via Internet. J'aime l'idée de la bande annonce pour la sortie du livre, de surcroît réalisée entre amis. Il y a même eu la première de la bande annonce, mercredi soir à Park Slope, Brooklyn. A en croire Anne, qui a fait partie du comité de lecture pendant que l'oeuvre prenait forme, le livre est passionnant, même pour celles et ceux qui ne "datent" plus depuis longtemps.

(tiens, on n'arrive pas à se mettre d'accord sur la definition du dating chez wikipedia)

Via Anne, I like the idea of promoting a book with a trailer, and of having a "premiere" for the trailer. The book is "I love you, let's meet", by Virginia Vitzthum, a compilation online dating0s stories. Anne, who was part of the close circle of first readers while the book was being written, says it's riveting, even for non serial-daters.

(well, writers and daters, get ready, wikipedia still can't come up with a proper page for "dating").

My Photo

au fait



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