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what it means, to miss new orleans

Hot8_2 Toujours avant le départ, comme une inquiétude. Dernier soir avant le retour à New York. Et soudain, une musique dans la nuit. Un brass band, le Hot 8, dans la rue voisine. Des dizaines de badauds sont agglutinés. Ma propriétaire m'avait recommandé la prudence, la nuit était tombée depuis longtemps. Des enfants pourtant sont toujours dehors et dansent. Elles m'ont fait penser aux fillettes de Cuba, ces enfants, le rythme dans le sang, alors qu'elles ne savent sûrement pas encore lire avec autant d'aisance.

Le Hot 8 est là pour célébrer l'anniversaire de Dinerral, leur percussionniste abattu d'une balle au début de l'année. Je sens une tension sourde. Une femme (la femme, la soeur de Dinerral?) souhaite que les musiciens s'en aillent. Ils ne l'entendent pas. A la fin du morceau suivant, elle hurle. Son cri déchire la nuit. Les voix montent, s'agressent. Les gens détalent, la peur au ventre. Je fais comme eux.

Lil_queen_2 Quitter la Nouvelle Orléans sur une note aussi amère m'est impossible. Je décide d'aller voir les Mardi Gras Indians car c'est la nuit de St Joseph, celle où les tribus d'uptown et de downtown se retrouvent pour de vrais faux combats où les derniers guerriers de la ville meurtrie se toisent et comparent leurs flamboyants costumes. La coutume qui remonte presque aux origines de la ville n'a rien perdu de son authencité. Une fillette parée comme un ange, clame qu'elle est LA Petite Reine. Les joutes se terminent par une accolade.

Elle est comme ça la Nouvelle Orléans, volatile, enchanteresse et explosive.

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Comments

C'est fou ces villes, cette ville, tu en parles comme de personnes.. bon retour à NYC, Maria-Pia !

Bien rentrée, Christie, malgré le froid!
Oui, je les sens vivre ces villes, grouillantes, organiques, avaleuses parfois, mais généreuses aussi souvent.

Oh la la ben moi mes p'tites chéries ce sont Venise et Valparaiso, et Paris j'imagine, mais là je ne suis plus en manque du tout alors j'ai oublié ce que ça fait de manquer de Paris !

ta première réflexion, Christie, m'a fait repenser aux coups de coeur pour des villes, j'avais eu un sentiment immédiat d'attachement pour La Havane par exemple, ou Rome ou Naples, alors que d'autres m'ont laissée disons, plus froide, moins sensible, comme Londres ou même Prague, qui est belle certes, mais moins attachante. Comme des personnes, tu as raison.

Je comprends qu'il soit déchirant de quitter la Nouvelle Orléans. C'est une ville qui vous attache de toutes ses fibres. Quand je suis allée y passer quelques jours (pre-Katerina), j'ai tout de suite senti une connection, une facilité pour me glisser dans la peau de cette ville comme si elle me connaissait déjà. J'habitais à Memphis, à l'époque et quand je suis revenue de mon petit séjour en Louisiane et que je me suis mise à déclarer que j'allais m'installer à la Nouvelle Orléans, j'ai déclenché des réactions surprenantes (Quelle horreur! La chaleur en été, l'humidité, les moustiques, la saleté, les touristes, la criminalité ...) Je me suis dit que si les habitants de Memphis détestaient autant cette ville, c'était peut-être une raison de plus pour m'y attacher ...

et où êtes-vous maintenant Lola? toujours aux Etats-Unis?

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