a last jam

Img_2073_1Le voisin, Clay, est décédé dimanche. Ses amis lui ont organisé aujourd'hui un jazz funeral. Ils ont paradé en musique dans les rues du quartier, avant de disperser ses cendres. La plupart portait un T-shirt arborant la photo de Clay sur la poitrine. Les voisins ont salué le cortège, certains ont grossi ses rangs. Le soir, ils se sont retrouvés pour un bbq et une jam session au bar d'en face. C'est comme ça qu'on se dit au revoir ici.

Clay, the neighbor, passed away on Sunday. His friends put up a jazz funeral for him today in the Bywater before spreading his ashes around. At night, we all ended up at the joint across the street, for some food and an excellent jam session. That's how they say goodbye in New Orleans.

l'esprit de perron

Le perron est une institution majeure à la Nouvelle Orléans, un haut-lieu de la vie sociale. Comme dans le reste du Sud, le porche est omniprésent ici, ouvert sur la route certes, mais intime, souvent un peu retranché, coupé du trottoir par une barrière, un grillage ou un lopin de verdure. Un lieu d'où on vous regarde passer c'est sûr, d'où on vous dit bonjour quand on ne vous invite pas à vous arrêter pour une causette.

Le perron, lui, parce qu'il tombe littéralement sur le trottoir, appartient un peu à tout le monde. L'ami qui m'a sous-louée la petite maison que j'occupe dans le Bywater, près du Canal Industriel, m'avait prévenue. "Ne t'inquiète pas si tu vois des gens assis sur l'escalier". Et en effet, régulièrement (et aussi parce que j'habite en face d'un des rades les plus réputés du quartier pour sa faune hétéroclite d'artistes, de personnages singuliers et de buveurs invétérés), mon perron est occupé.

J'y ai rencontré Otis, l'homme à tout faire du quartier. Il n'y vient que depuis Katrina. Pre-K, il habitait de l'autre côté du Canal, dans le Lower 9th, aujourd'hui encore partiellement en ruines. Alors, Otis traîne de ce côté, qu'il ne connaissait pas avant, m'a-t-il dit, et accessoirement sur mon perron. On le dit sans abri, il est discret sur le sujet. Il se déplace à bicyclette.

Il vit de petits boulots dans le quartier. L'autre jour, il m'a proposé de laver ma voiture, quelques jours plutôt, un ami l'a engagé pour un déménagement. Il y aussi cette femme sans âge, déformée par l'alcool et la vie, maquillée outrageusement, qui me raconte régulièrement des histoires que j'ai de la peine à comprendre. Elle fait toujours mine de s'esquiver quand j'arrive, mais je sais qu'au fond, elle espère surtout une conversation.

Dimanche dernier, vers dix heures du matin, j'entends une certaine animation. C'est le perron du voisin, cette fois, qui est assiégé. Ils sont six ou sept, la retraite bien avancée à en juger par les cannes appuyées au mur et les sillons profonds de leurs visages. Ca sent très fort la marijeanne et ils tiennent tous un verre à la main. Un homme jure qu'à part, éventuellement, Tampa, et encore, il n'y a qu'un endroit au monde où il s'imagine vivre, la Nouvelle Orléans. "Je ne suis jamais allée à Tampa", répond une femme. L'homme: "Bah, laisse tomber, ça ne vaut de toutes façons pas la Nouvelle Orléans". Le bar d'en face ne ferme que quelques heures par jour, entre la fin de la nuit (c'est aléatoire) et 8 heures de matin.

I learned pretty early on the importance of the stoop in New Orleans. It's not exactly like a porch, a more retreated place, even if open on the front of the house. The stoop, litterally, falls on the sidewalk, therefore it's everybody's stoop. And you soon notice that everybody, indeed, feels comfortable on your stoop.

When i subletted this place in the Bywater area, my friend warned me:"People tend so sit here, be cool about it". That's how i met Otis. Pre-K, he used to live in the Lower 9th, on the other side of the Industrial Canal. These days, he hangs out on this side, which did not flood. Otis is said to be homeless, his house flooded, but it doesn't like to talk about it. People in the neighborhood offer him work around their house, that's how he makes his living. I also met this ageless women, battered by life and alcohol. She always stands when i arrive, but i know there is nothing more she wants than a small talk.

Last Sunday, at a very early hour. I heard a animated conversation. This time around, my neighbor's stoop was besieged, by six or seven elderly people. Strong smell of marijuana hanging in the air. They all hold a glass in their hand. A man was arguing about the quality of life in New Orleans. "Maybe, maybe Tampa, and even".  "I have never been to Tampa", said a woman. The Man. "Well, just forget about it, nothing compares to New Orleans anyway". I forgot to say, i live across the street from one of the most popular dives in the neighborhood. You never really know when it closes, but it always opens at 8am, even on Sundays.

New Orleans Blues

Img_1602_1Lors de chaque séjour à la Nouvelle Orléans, la même tension: chercher du regard les signes tangibles d'un changement, d'une amélioration. Il n'y a quasiment plus de toiles de plastique bleu sur les toits, les toitures des maisons à peu près saines ont été retapées, ramassés aussi les frigos nauséabonds qui jonchaient les rues et qui avaient fini par devenir des supports à graffiti et autre geste artistique. Mais c'était il y a longtemps déjà.

Cette fois-ci, je n'ai rien vu ou si peu. Hier soir, on a réparé le lampadaire du coin de la rue où j'habite. La ville sort du noir, lampadaire par lampadaire. La Mairie a annoncé lundi que l'agenge fédérale des situations de crise venait de lui allouer un crédit et une caravane-atelier (ah les trailers...), rebaptisée promptement "Signs' Post", pour refaire les quelques 22000 signaux tordus ou égarés par Katrina, mais certains quartiers devront attendre le mois de mars pour voir les leurs. L'eau potable est enfin à nouveau disponible dans le Lower 9th Ward, mais l'électricité manque toujours, ce qui veut dire qu'il faudra encore attendre avant de pouvoir installer les caravanes promises par le gouvernement fédéral dans cette partie de la ville. La plus pauvre. Et la seule qui n'a toujours pas reçu ses trailers.

Je sens autour de moi le découragement en ce début d'automne. Les logements publics, non seulement n'ont pas rouvert, même ceux qui n'avaient pas été inondés, mais leur démolition est officiellement annoncée, avec la promesse vague de reconstruire des logements à revenus mixtes. (Une reconversion qui s'accompagne généralement de la perte du 2/3 des appartements réellement subventionnés). Les écoles sont dans un état déplorable, manque de livres, d'ordinateurs, et plus grave d'enseignants, qui ne trouvent pas à se loger à des prix décents dans la région. L'Etat se tâte encore sur les moyens à prendre: bonus financier pour tous les enseignants? logements subventionnés? camp de caravanes spécial?

Cette même semaine, des députés de Baton Rouge, la capitale, se sont pourtant écorchés sur la meilleure façon de dépenser le surplus de l'Etat. Car oui, la Louisiane affiche un surplus budgétaire, sans compter la manne fédérale d'aide à la reconstruction. Mais on se montre tâtillon et procédurier dans l'allocation de l'argent pour les individus comme pour les institutions de la ville.  "Nous avons tellement été pointés du doigt pour notre corruption endémique, que nous avons érigé des dizaines de procédures de contrôle", expliquait ce soir une responsable étatique. En attendant, treize, oui 13 personnes ont reçu à ce jour le chèque qui a pourtant été promis à près de 130 000 personnes à bas revenus.

Img_1627Each time i come to New Orleans, i search for small, tangible signs of change. Earlier this year, the stinky abandoned fridges on the sidewalks were finally picked up. This past summer, the plastic tents covering the damaged roofs were almost all gone, too. Meaning that homes that did not suffer structural damages have been repaired, at least partially. This time around though, i had to look hard for signs of changes.

Last night, a lamppost was fixed at the corner of my street, in the Bywater area. New Orleans is getting off the pitch black night, one block at the time. Monday, the Mayor's office announced they finally got the money and a trailer (another one) to replace the thousands of signs that were destroyed by Katrina. Well, some neighborhoods will have to wait until march, the Lower 9th being the last to get his. At least the neighborhood finally got drinkable water again, though it has still to wait to have electricity in it northern section, the most damaged by the storm. Meaning, the residents are still waiting for the go ahead of FEMA to finally put their trailer on their lot.

I have felt frustration and discouragement around me. The public housing complexes will probably be destroyed, at least part of them. Promises have been made to rebuilt some of them along with mixed income housing, a process that usually claims at least 2/3 of the really subsidized units along the way. So much for the poor. (Alfonso Jackson, Secretary of Housing, had the guts to say, in august, in front of many public housing residents, "that "poor" is a state of mind").

Schools are in a deplorable state. Kids lack books, computers and more tragically teachers. Some of them have already left the system, depressed by the conditions they were asked to work in,  others, interested in coming to New Orleans, can't find affordable housing in town. And the State is still weighing what solution is best: a bonus? affordable housing for teachers? what about a trailer's camp for them?

In the meantime, in Baton Rouge, lawmakers were arguing about the best way to spend the surplus. Yes. Louisiana has a big surplus. But the money has yet to arrive not only to individuals but even to the main city institutions. "We were so much pointed out for our endemic corruption, that now we have put in place too many obstacles to finally get to the money", said a state's official tonight. Of the 130 000 or so low income people entitled to get federal money, only thirteen, yes 13, have received their check so far. Talk about obstacles.

Ils sont partis

J'ai appris tout à l'heure que Winnie et Bobby, les deux sans abris indiens de l'East Village, sont morts cette année à quelques semaines d'intervalle. J'avais vu Winnie il n'y a pas si longtemps. Il est mort d'une cyrhose du foie, à en croire l'homme qui donnait la nouvelle dans l'épicerie jordanienne du coin.

Il était difficile de ne pas remarquer Winnie. Ses cuites dans le quartier étaient légendaires. Il était capable de cuver à même le macadam, des heures durant, par n'importe quel temps. Souvent en face de chez moi, devant le vidéo store polonais. Un sans abri bourré et ronflant, le Winnie. Il paraît qu'il ne voulait pas mourir sans que personne ne sache rien. Alors, il est parti voir ses parents, dans l'Ouest. C'est là qu'il est mort, d'après l'homme de l'épicerie.

Bobby, c'est une autre histoire. Il portait son origine comme un trophée. Ses grands cheveux noirs généralement noués en une longue natte, plus rarement détachés sur les épaules. Je l'avais remarqué dès mes premières années dans l'East Village. Il se tenait le plus souvent à l'angle de St-Marks Place et 1ère Avenue, assis en tailleur contre le mur du petit théâtre. Il avait toujours des histoires à raconter. Il m'a dit un jour qu'il essayait de récolter de l'argent pour rentrer chez lui, chez les siens. Il est mort dans un hôpital de New York, d'après l'homme de l'épicerie.

I learned today that Winnie and Bobby, the two native Americans homeless, two fixtures of the East Village, died a few months apart, last year. Winnie was able to make it to his parents, in the West. He did not want to die without no one knowing. Bobby was the more impressive of the two. A big stature. He wore his origins like a trophee. His long hair attached in a ponytail.

I remember him sitting on St-Marks Place and 1st avenue, his legs crossed. He was always telling stories. He told me one day he wished he could make enough money to go back to his people. He died in a New York hospital. Or so said a man tonight in the Jordanian grocery next door.

taxi politics

Dans le taxi qui nous amenait à une fête samedi soir, le chauffeur, féru d'infos de ses propres dires, commentait la visite remarquée de Sarkozy aux Etats-Unis: "Ecoutez-moi bien, Sarkozy, c'est le prochain Bush". Un slogan de campagne non?

Il explique: "Bush avait fait campagne sur la promesse d'unir le pays, il l'a divisé".

In a cab Saturday night, the driver, a news junky by his own words, commented on Nicolas Sarkozy's visit to the United States, the very vocal wannabe next president of France. "Listen to what i say, Sarkozy is the next Bush. Remember, Bush campaigned saying he would be a uniter, he has been a divider".

ZZZZZZzzzzzzzzzzzzzz

GauguinA chaque fois, ce léger soupçon de culpabilité. Ces jours pourtant -  est-ce l'été, la chaleur étouffante, l'absence de plusieurs collègues? - le canapé du bureau est devenu le lieu d'une intense bataille. A celui qui l'occupera le premier pour la sieste de l'après-midi. Certains cherchent encore les justifications: "j'ai fait une telle fête hier!". D'autres ne s'embarrassent pas de pirouettes. Je ne peux m'empêcher de me dire, quand je m'allonge, que le collègue dont le buro n'est qu'à trois mètres du moelleux sofa, doit penser que je mène une vie de patachon. Et puis s'il y avait des visiteurs?

La sieste, on n'en vantera plus les vertus. Mais au boulot? La National sleep foundation recommande depuis des années l'institutionnalisation de cette pratique sur le lieu de travail. Un petit somme dans l'après-midi augmente l'acuité mentale, la productivité et la créativité. Dans certaines boîtes, elle permettrait même de diminuer sensiblement les accidents. Les entreprises de transport seraient ainsi les premières à avoir encourager leurs employés à prendre des pauses-sommeil.

Des entrepreneurs ont flairé l'aubaine en créant des centres de sieste ultra-modernes. Ma collègue avait testé celui de l'Empire State Building. Evidemment, à prendre sur votre break-déjeuner. L'entreprise de métallurgie Yarde Metals dans le Connecticut a fait mieux. Elle a installé une "quiet room" dans ses locaux. Il y a même un petit carton sur la porte "ne pas déranger" quand elle est occupée. Tiens, notre loft low-tech serait-il à la pointe des trends en matière de santé au travail?

Gauguin: La Sieste

Each time i take a nap on our large sofa in the office, I can't help but feel a little guilty. What might my colleagues think? Not that i am the only one taking advantage of the deep grey couch. Lately,- is it the haze, the summer, the absence of a few colleagues? - it has even become a struggle to make sure you can have access to it for a few minutes in the afternoon.

Napping as an art. Books have been written about it. But at work? It still look like a admission of low productivity. "Quiet the contrary", shouts back the National sleep foundation. They have been advocating napping at the workplace for years. It enhances mental acuity, productivity and creativity. It also helps avoid injuries. Not surprising then, that the first to have encouraged nap have been transportation companies.

A private entrepreneur even installed "napping centers" in New York. My colleague tested the one in the Empire State Building.  Yarde Metals company in Connecticut did better, by opening a "quiet room" on its premises and encourages its employees to nap when they feel like it. For once, our low-tech office has been at the the edge of a new trend.

septembre en juillet

Beach2_114 juillet, début des vacances. Inutile d'espérer faire avancer un quelconque projet en France pour les six semaines à venir (ça vaut pour une bonne partie du reste de l'Europe). "Rappelez-donc en septembre!". On prend son mal en patience. A New York, c'est devenu presque l'inverse et même tendance: rester en ville que l'on soit en vacances ou non. Les Hamptons sont devenus has been, les co-locations d'été à la plage pareil, et de toute façon inabordables.

Time Out s'est même fendu d'un remarqué Staycation en une la semaine dernière, contraction de stay (rester) et vacation (vacances). Mise à part la chaleur suffocante, que l'on peut toujours essayer de tromper un peu du côté de Coney Island, la grande plage populaire de Brooklyn, New York est en effet l'anti-thèse de Paris en été. Les restaus sont bondés, les événements culturels en tous genres, souvent gratuits et en extérieur, pullulent. Des festivals dans les parcs, aux films sur les toits. Imitant Paris, New York se fend même d'avoir sa plage en ville, dans le Queens, avec vue imprenable sur Manhattan.

Mais d'où me vient donc cette pressante envie d'aller voir si les trottoirs ne sont pas moins encombrés ailleurs?

Bastille Day. Vacation time is starting in France. Forget about having anything done until the end of August. So stick with New York, where more than ever, the city seems to be just packed, and not only with your usual summer tourists.

According to Time Out, we are in a mix of a new trend, the Staycation. Even the New York Times confirmed that summer-shares are soooo has been (and, yes sooo unaffordable too). The new thing, working or not, is indeed to stay in the city for the summer. Sure, there is plenty going on, in parks, rooftops and elsewhere. You can always hope for a little breeze at  Coney Island or even try the new in town Beach on the East River. (no, no bathing, are you kidding?).Why then do I feel this sudden urge to walk on empty sidewalks?

casual meetings on casual fridays

BryantparkIl y a dix jours, j'avais donné rendez-vous à deux amis différents à Bryant Park, derrière la Public Library, sur la 42e Rue, pour deux petites rencontres matinales et successives. Ce n'était pas vraiment des rendez-vous de travail, même si le but était aussi de parler boulot. Dans un monde de freelance, on finit invariablement par parler aussi un peu de boulot.

A peine arrivée, j'aperçois dans la grande allée ombragée, toute pimpante dans son ensemble rose-saumon, A., l'amie d'une très bonne amie. Contente de me voir visiblement. Elle est de passage à New York pour pitcher sa dernière idée de bouquin à un éditeur. Et elle a son rencart là, dans le parc. Je ne cache pas ma surprise. Elle me dit que c'est l'éditeur qui a fixé l'endroit. C'est vrai que le parc se prête certainement mieux à une discussion sur l'art, l'écriture, la vie des idées, qu'un tête à tête formel de part et d'autre d'un bureau, forcément intimidant.

MeetingToutes à mes discussions, j'oublie momentanément A. qui n'était plus là quand je suis partie. Ce week-end, j'apprends par notre amie commune qu'elle a signé un contrat pour son premier bouquin ce jour-là! J'ai observé depuis qu'il n'y a pas que l'éditeur de A. qui donne ses rencarts professionnels à Bryant Park. Entre les liseurs de la Reading Room, les touristes éreintés par les longues marches sur le macadam, les professionnels en tongs et en shorts sont de plus en plus nombreux à tenir assises sous les arbres.  Je me suis promis de fixer mes prochains meetings à Bryant Park!

Fanitalien_1A few days ago, i gave appointment to two friends of mine, in Bryant Park, early in the morning. The idea was not to talk just about work, even if we ended up talking about work. As soon as i arrived, to my surprise, i bumped into A, a friend of a very good friend of mine. She had an appointment with an editor to pitch a new book idea. Right there in the park! Interesting place for a work meeting, i thought.

My friends arrived, and I almost forgot about A. When I left the park, she had left too. This past week-end though, i learned through our common friend that A. signed a book deal that day! Since then, i can't help but notice how many people are actually not just reading or resting in Bryant Park. It seems to have become the new trend in town. To meet on casual Friday in casual locations!

overheard in New York

Ecouter_1_1Dans la rue, derrière moi, une petite fille: "maman j'ai faim, je mangerais bien des corn flakes".
La mère: "non ma chérie, les céréales ce n'est pas de la nourriture, tu ne voudrais pas plutôt une tranche de pizza ou des frites".

In the street, today, a young girl: "mom i am hungry, what about some corn flakes?".
The mom: "no sweetie, cereals are not food, what about some real food, like a slice of Pizza or some french fries?"

is soccer a french word?

Foot2Si vous en doutiez encore, eh bien cessez de douter. New York est bien une ville de foot. Il y avait  même deux (2) Brésiliens au milieu d'une mer de Français et de quelques Anglais, bons joueurs, restés après leur défaite rageante contre le Portugal, au Café Charbon, sur Orchard Street cet après-midi dans le Lower East Side. Univision (la chaîne hispanique américaine) chauffe l'ambiance avec des supporters brésiliennes, toutes en déhanchements. Pas une Française sur la Hauptplazt de Francfort à qui tendre le micro?

Premières images sur le stade, la salle exulte. Chirac passe à l'écran, il est hué. Les Anglais sont presque choqués par tant d'impertinence. Qu'à cela ne tienne, le match démarre.  A 1'32'', ma voisine américaine perd déjà toute contenance après le premier drible de Zidane: "Insane! Insane!!!". 

Quelques minutes plus tard, sur une nouvelle passe du même, le commentateur est à l'évidence pantois: "Cissou, Cissou, Cidan es incredible". Je ne vous raconte même pas la suite. En fin de rencontre, les envoyés spéciaux d'Univision ont dû se résoudre à l'évidence: il leur fallait à tout prix des supporters français, qu'ils ont cette fois trouvés, mais à qui ils n'ont rien demandé, se contentant de s'en servir en toile de fonds pour le commentaire de leur commentateur.

Bon, les paris sont lancés. France-Italie en finale. Le gagnant offre le champagne. C'est le deal passé avec un confrère français. (parce que le Prosecco ça le fait pas....mais j'amènerai le salami).

To my American readers: i can only invite you to go see the next games in a French, a German, an Italian or a Portuguese locale.

My Photo

au fait



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