center of the world

Un commentateur sur CNN tout à l'heure s'en prend au timing des Nations Unies. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad devait prendre la parole devant l'Assemblée générale de l'ONU. "A 19h30, du prime time, alors que Bush s'est exprimé à midi!". Il s'étranglait presque. Et CNN de diffuser le discours d'Ahmadinejad en direct. Sans pub ni coupure. C'est la seule chaîne américaine à l'avoir fait. J'ai failli leur envoyer un mail pour leur rappeler qu'il y avait 23 autres fuseaux horaires sur la planète. Et qu'il était "prime time" au Moyen Orient quand Bush s'est exprimé.

A CNN commentator almost choked realizing that Iranian president Mahmoud Ahmadinejad was about to speak at the UN in front of the General Assembly at around 7.30 pm. "They gave the guy prime time, Bush got to speak at noon!". CNN proceeded by airing the speech live, without interruption of any kind. They were the only one airing it. I almost wrote them an email reminding them of the 23 other "prime time" in a day on the planet. When Bush spoke it was prime time in the Middle East.  Fair game isn't it?

de la déontologie

Img_1032John Bolton, l'ambassadeur américain aux Nations-Unies, a fait l'honneur d'une conférence de presse à la presse étrangère aujourd'hui: 22 minutes, montre en main. Il est vrai qu'en général Monsieur Bolton ne fait pas grand cas des journalistes. Aujourd'hui pourtant, on lui sentait une petite envie de revanche. Expliquant les objections américaines au projet de création d'un Conseil des droits de l'homme pour remplacer l'obsolète Commission des droits de l'homme des Nations Unies, Bolton s'est fait un malin plaisir à relever le communiqué de presse de Reporters sans frontières rejetant, comme les Etats-Unis, le compromis actuellement sur la table de l'Assemblée générale: "j'ai trouvé ça intéressant pour ceux d'entre vous qui en font partie". 

Il tenait un coup là le Bolton. Il a ensuite invité un collègue de la BBC Afrique à "commencer par lire l'édito du New York Times" pour comprendre le point de vue américain sur la question: "cela n'arrive pas tous les jours il faut bien le dire". Il jubilait. Sur le fond, il n'a pas tort: cette réforme de la commission est une mascarade.

Il s'est en revanche bien gardé sur l'accord de coopération civile avec l'Inde, annoncé par Bush à New Delhi, de citer à nouveau l'édito du jour du New York Times, totalement opposé à cet accord. D'ailleurs, j'ai trouvé le raisonnement de Bolton bien oiseux sur les questions de prolifération nucléaire: " l'Inde n'a jamais signé le Traité de non prolifération nucléaire et n'a donc jamais souscrit à l'obligation de ne pas développer des armes nucléaires, alors que l'Iran est en violation du traité de non prolifération depuis près de 20 ans". Je suis peut-être trop cartésienne là. Mais autrement dit, ne signez jamais aucun traité, vous n'aurez pas à les violer....

John Bolton, the US ambassador to the United Nations granted a visit, albeit short 22 minutes exactly, to the foreign press corps in New York. John Bolton has never been really fond of journalists. Though today he had a few reasons to rejoice. He kept mentioning twice that Reporters without borders, like the Bush administration, is rejecting the UN project for the creation of a new human right Council, because it is too lax with repressive countries. As if that was not enough, he underlined that both the Washington Post and the New York Times support the administration,"not something that happens every day, that's for sure".  He had a point, obviously, since the project currently submitted by the General Assembly's chairman is clearly not a satisfactory one.

When asked about nuclear cooperation with India though, Bolton refrained to mention today's New York Times editorial. Actually, i find his explanation quite stunning when it came to compare Iran and India nuclear programs. "India never signed the Non-Proliferation Treaty. It never undertook the obligation not to develop nuclear weapons. That's a completely different circumstance than Iran that's been violating the NPT and lying about it for close to 20 years". Hmm...in other words, better never sign any international treaty in order not to have to violate them.

the smoking delegation

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L’endroit est plutôt lugubre. N’empêche, Bloomberg, le maire de New York, et Sergei Lavrov, l’ex-ambassadeur russe aux Nations Unies (actuel ministre des affaires étrangères de son pays) l’ont placé sur la carte des hauts lieux new yorkais. Le premier bien involontairement, le second très volontairement. Je m’explique. Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction de fumer dans les lieux publics à New York – il ne doit rester au bas mot que 5 ou 6 bars fumeurs dans la ville dont les adresses circulent quasiment sous le manteau – le Lounge des Délégués des Nations Unies est devenu un must pour les fumeurs impénitents. Kofi Annan a bien tenté en 2003 d’emboîter le pas de Bloomberg. Ce qui n’a pas empêché Sergei, fumeur invétéré, d’aller s’en griller une au Salon des délégués, à peine la directive du secrétaire général signée. « Ce building n’appartient pas à Kofi », lançait-il aux journalistes. Plus subtilement, les lois américaines ne s’appliquent pas au carré extraterritorial des Nations Unies. Depuis, une règle tacite prévaut dans la maison. No smoking dans le bâtiment du secrétariat, Smoking dans les zones réservées aux délégués et à leurs invités. Depuis, le salon ne désemplit plus – la photo a été prise vendredi soir - malgré un menu qui offre à choix « chips nature » ou «noix diverses ».

Guess where you can still have a smoke in New York? Try the UN. Thank s to Sergey Lavrov, the former Russian ambassador to the UN, (actual foreign minister of his country), Bloombergs's ban on smoking doesn't apply to the venerable institution. Sure, Kofi Annan did try to impose its own ban, but as soon as his directive was signed, you could see Ambassador Lavrov puffing away in the Delegate Lounge. “Kofi doesn’t own this building”, was his answer to anyone asking. Explicitly, no  US law could ever apply “tel quel” in the extraterritorial quarter of the United Nations. Since then, there is tacit rule applying. No smoking in the Secretariat building, mainly the glass tower on the East River,  smoking anywhere else. And overnight, the Delegate’s Lounge, despite its very unappealing atmosphere, became an instant “must-go” for smokers. (The picture was taken Friday nite).

 

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