Sad times in New Orleans

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La crise du logement s'accentue à la Nouvelle Orleans. Les logements sociaux qui vont être démolis ce mois, sauf miracle juridique, les camps de caravane de la Fema, l'agence fédérale de secours en cas de crise, vont également être fermés. La ville compte déjà plus de 12 000 sans abri, certains d'entre eux vivent depuis plusieurs mois dans un campement de fortune en face de la mairie. La vidéo du New York Times ici. Tout cela en plein hiver.

The Housing crisis is just worsening in New Orleans. Beside the public housing that are set to be demolished starting December 15th, Fema has decided to close all its trailers camps. In the meantime, more than 12000 people are homeless in the City. Some of them are living in a makeshift tents camp across the street from City Hall. The New York Times put out a video on the subject.

photo NYT

La tempête parfaite

J'ai reçu il y a quelques jours ce texte d'une amie de la Nouvelle Orléans, Elizabeth Cook, militante pour le droit au logement et au retour de tous les évacués de l'ouragan Katrina. Elle a finalement décidé de le publier intégralement dans indymedia. J'ai traduit ce texte dans une version légèrement abrégée que je publie avec sa permission: 


"Avec la démolition annoncée de quatre complexes de logements sociaux, probablement à la mi-décembre, les habitants de la Nouvelle Orléans vont perdre quelques 5000 appartements à loyer modéré, probablement pour toujours.

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Je disais ce matin à un ami que la ville se désintégrait. Une explosion de vols, certains commis par des adolescents, à ce que qu'en disent les autorités; un augmentation vertigineuse du nombre de sans-abri; des politiciens qui préfèrent regarder ailleurs quand la corruption les sert si bien. Cela me fait penser, lui dis-je, au personnage du dessin animé Bugs Bunny, dans une scène où il est furieusement occupé à creuser un tunnel sous-terrain pour trouver son chemin vers le paradis, ou une plage, ou un endroit agréable, je ne me souviens plus exactement.

Quant sa tête surgit enfin du trou, il est au milieu du Pole Nord et dit un truc du genre: "J'ai du faire fausse route à Albuquerque".

Je ressens les choses comme ça parfois. Il suffit d'une erreur à un croisement pour se retrouver dans un environnement glacial.

Le genre d'environnement où 17000 de nos habitants, citoyens, résidents sont sans abri. Le genre d'environnement où les politiciens sont prêts à démolir des logements viables pour une "théorie", celle qui voudrait que l'amalgame de pauvres crée la pauvreté.

Le genre d'environnement où nos "leaders" élus caquètent sur des questions d'éthique et sur la réforme du gouverment, mais préfèrent regarder ailleurs quand le chef de notre agence fédérale, supposée créer des logements pour les pauvres, est l'objet d'une enquête criminelle pour des deals sulfureux conclus dans le but de démolir des logements publics abordables pour les travailleurs pauvres de la Nouvelle Orléans.

Et n'est-ce pas un concept corrompu, que celui de vouloir détruire des quartiers entiers habités par des pauvres, au nom du combat contre la pauvreté, alors qu'il y a eu peu d'efforts, à ce jour, pour remplacer ces logements? Il faut en conclure qu'il s'agit bien dans ce cas, de détourner le regard, loin de la souffrance des autres.

Oui, il y a bien eu un peu de raffut en faveur des "chèques"de logement, 3000 pour être exact, selon la conseillère communale Stacy Head. Nous prendrons les 3000 chèques, s'ils seront véritablement distribués. Mais, Madame Head, et avec vous le reste du Conseil, vous continuez à plaider pour la destruction de 7000 logements sociaux, alors que vous réclamez 3000 chèques pour des logements "permanents et de secours". Quel meilleur moyen de fournir des logements de secours que les structures existantes?

Allez comprendre!

Ensuite, nous entendons Mme Head dire qu'elle est prête à avoir quelques uns de ces appartements de secours dans son district d'uptown. Il en faudra bien plus que quelques uns, Mme Head, pour régler le problème.

Deux  leaders politiques de New Orleans East, la conseillère communale Cynthia Willard Lewis et la sénatrice Ann Duplesis sont opposées à la construction de complexes d'appartements familiaux dans l'est de la ville. Les loyers proposés oscilleraient entre 700 et 1300 dollars, ce qui ne sont pas à proprement parler des loyers modérés, avec emphase placée sur "ceux qui peuvent payer par leurs propres moyens". Il ne s'agit donc pas d'appartement pour les plus bas salariés de la ville.

Refuser des nouveaux logements au prétexte du manque de services publics ne résoudra pas le problème du manque de services publics dans ce quartier. En général, les services publics suivent les gens, surtout si nous finançons correctement ces services.

Ajoutez à cela la décision de la FEMA (apparemment soutenue par la ville) de fermer les campements de caravanes. La FEMA a déjà discrètement fermé plusieurs sites depuis août. Cette décision implique la fermeture de 2797 caravanes et touche plus de 5000 personnes. Plusieurs résidents se demandent où ils vont aller.

Ces caravanes ne sont pas la solution idéale, elles sont même dangereuses si l'on prend en compte le problème des taux de formaldehyde détectés dans certaines unités. Mais leurs locataires se retrouvent entre le marteau et l'enclume: il n'y a tout simplement plus suffisamment de logements abordables à la Nouvelle Orléans en ce moment.

Il y a bien sûr une alternative à tout cela: et si le gouvernement fédéral fournissait les ressources nécessaires pour reconstruire nos quartiers et nos infractructures, ce qu'il aurait dû faire depuis le début? Pourquoi ne  pas créer un programme fédéral d'emplois pour reconstruire la Nouvelle Orléans et le reste de la Côte du Golfe? Pourquoi nos élus continuent-ils à lobbyer en faveur des mauvais projets, au lieu de réclamer des ressources pour des logements abordables?

C'est qu'il y a un intérêt derrière tout cela: le réduction du nombre de logements sociaux sert à empêcher les gens de rentrer. Quelle autre conclusion en tirer?

Nous nous réveillons tous au milieu d'une tempête glaciale, dans un paysage soufflé par les vents où nos concitoyens dorment dans des tentes, sans sanitaires, dans un campement devant la mairie de la ville. Nos amis se plaignent de maladies liées au stress, certains en meurent. De nombreux résidents se battent pour la réouverture des  logements sociaux tout en ayant à faire face au stress de ce qui est devenue la lutte pour leur survie quotidienne entre l'augmentation des prix de l'électricité, de la nourriture, l'inefficacité des transports publics, le sous-financement des écoles publiques.

Et puis, il y a ceux qui ont tout simplement abonné, renoncé à leur rêve de retour. N'est-ce pas ce que ce les gens au pouvoir souhaitaient?

La démolition des logements sociaux ne résoudra pas le problème. Il ne fera que l'exacerber. Et nous courons le risque d'avoir une population permanente de sans abri.

Alors quoi? le slogan serait-il "habituez-vous?"." 

My friend Elizabeth Cook wrote this article for Indymedia a few weeks ago.


With demolition of public housing set to begin mid-December, New Orleans residents are about to loose over 5000 units of public and affordable housing, possibly forever.

 

New Orleans: The Per...
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I told my friend this morning, I think the city is coming apart. An outbreak of robberies, some perhaps by teenagers, authorities believe; homeless population exploding; politicians looking the other way when corruption serves their purpose. I'm reminded, I tell her, of the Bugs Bunny cartoon, where he is busy, furiously, digging underground, trying to tunnel his way to paradise, or a beach, or somewhere pleasant; I can't remember exactly.

He pops his head up, in the middle of the North Pole, and says something to the effect, "I must have taken a wrong turn at Albuquerque".

It can feel like that sometimes. That one wrong turn and you wind up in a very cold environment.

The kind of cold environment, perhaps, where 17,000+ of our residents, citizens and neighbors are homeless. The kind of cold environment where politicians are willing to tear down viable public housing, for a "theory", and a poor one at that, that clustering the working poor together creates poverty.

The kind of cold environment where our elected "leaders" prattle on about ethics and reform in government, yet look the other way while the head of our federal agency, entrusted with creating housing for the working poor, is under criminal investigation for sweetheart deals that will demolish, viable, public housing for the working poor in New Orleans.

And if there were ever a corrupt concept, than that of destroying neighborhoods where poor people live, in order to combat poverty, particularly when there has been little effort, to date, to replace that housing before it is destroyed, well, you almost have to conclude that it is, truly, about learning to look the other way, to look away from the suffering of others.

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Mentalité de bunker

K+2. Img_0021
La Nouvelle Orléans commémore la tragique catastrophe de Katrina. Le maire préside aux commémorations officielles au centre ville. Des dizaines de cérémonies ont lieu dans tous les quartiers dévastés. George Bush a choisi d'aller rendre visite à l'école primaire Martin Luther King qui vient de rouvrir dans le quartier du Lower 9th Ward. Il faut montrer patte blanche pour entrer. J'ai beau tergiversé, carte de presse à l'appui, rien n'y fait. La déléguée à la presse me demande d'appeler Washington, Washington me dit que j'aurais dû appeler la veille, la veille Washington m'avait gentiment priée de régler ça sur place. Bref, je reste dehors avec les locaux. Des habitants du quartier.

"Je n'ai jamais vu de président", me dit Herman Wallas, le regard éperdu de tristesse. Qu'attend-il de Bush? "Rien, pourquoi lui faut-il tellement de temps pour réagir? Il ne parle que d'Irak tout le temps, alors qu'ici rien n'a été fait pour nous, nous sommes aussi en zone de guerre, c'est déprimant". Une voisine, Carolyne Alexis, enchaîne: "on veut imposer la démocratie en Irak, alors qu'on ne l'a même pas ici".

Img_0018 Ils attendront en vain. L'image de ce coin de rue résume presque à lui seul la présidence Bush. D'un côté, l'école, joliment rénovée, transformée en bunker pour la matinée, avec ses cordons de sécurité, la centaine de flics patrouillant tout autour, les motos, les voitures blindées, les girophares allumés. A l'intérieur, des invités triés sur le volet. Sur le trottoir d'en face, une cinquantaine de résidents du Lower 9th attendent sous un soleil de plomb au milieu de maisons en ruines et des mauvaises herbes. La pluie torrentielle viendra les disperser, alors que l'on s'agite de l'autre côté de la rue. Le président a visiblement terminé son discours. Je ne suis pas sûre qu'Herman ait réussi à l'apercevoir.

reportage en forme de bilan ici

Google Gaffe

Mapsgooglepreview_2 C'est une bien étrange histoire. Jeudi dernier, une dépêche AP fait le tour des médias pointant Google Earth du doigt pour avoir replacé des images satellites de la Nouvelle Orléans datant d'avant Katrina. Revenu le Lower 9th ward et ses chênes lièges, ripolinés les Champs Elysées du Sud. Bref, une Nouvelle Orléans prête à accueillir le touriste comme si rien ne s'était passé au matin du 29 août 2005.

Les conspiracy theories ont rapidement fusé, en particulier à la Nouvelle Orléans, où il n'est un secret pour personne que les autorités, le maire en tête, en dépit des énormes défis encore à relever, souhaiteraient donner l'image d'une ville "tourists-ready" et "open for business", ce qu'elle est en partie, mais en partie seulement. Google affirme qu'il n'a subi aucune pression pour revenir à des images Pre-K. La compagnie californienne avait justifié sa démarche par la nécessité de publier des images de qualité.

Et puis hier, apparemment ébranlé par le tohu-bohu généré, Google a fait marche arrière et reposté des images satellites post Katrina sur son site. Reste à savoir pourquoi ce changement a eu lieu. Le directeur de l'imagerie satellite de Google, John Hanke, se réfugie, via son blog, derrière un fort curieux: "comme les événements ayant affecté la Nouvelle Orléans se sont produits il y a longtemps, nous avons été un peu surpris par ces récentes réactions". M. Hanke n'a visiblement pas mis les pieds à la Nouvelle Orléans depuis un bail.

Mais l'histoire ne va pas s'arrêter en si bon chemin. Le Congrès a déjà promis des auditions sur le sujet, même si aucune date n'a encore té fixée. 

what it means, to miss new orleans

Hot8_2 Toujours avant le départ, comme une inquiétude. Dernier soir avant le retour à New York. Et soudain, une musique dans la nuit. Un brass band, le Hot 8, dans la rue voisine. Des dizaines de badauds sont agglutinés. Ma propriétaire m'avait recommandé la prudence, la nuit était tombée depuis longtemps. Des enfants pourtant sont toujours dehors et dansent. Elles m'ont fait penser aux fillettes de Cuba, ces enfants, le rythme dans le sang, alors qu'elles ne savent sûrement pas encore lire avec autant d'aisance.

Le Hot 8 est là pour célébrer l'anniversaire de Dinerral, leur percussionniste abattu d'une balle au début de l'année. Je sens une tension sourde. Une femme (la femme, la soeur de Dinerral?) souhaite que les musiciens s'en aillent. Ils ne l'entendent pas. A la fin du morceau suivant, elle hurle. Son cri déchire la nuit. Les voix montent, s'agressent. Les gens détalent, la peur au ventre. Je fais comme eux.

Lil_queen_2 Quitter la Nouvelle Orléans sur une note aussi amère m'est impossible. Je décide d'aller voir les Mardi Gras Indians car c'est la nuit de St Joseph, celle où les tribus d'uptown et de downtown se retrouvent pour de vrais faux combats où les derniers guerriers de la ville meurtrie se toisent et comparent leurs flamboyants costumes. La coutume qui remonte presque aux origines de la ville n'a rien perdu de son authencité. Une fillette parée comme un ange, clame qu'elle est LA Petite Reine. Les joutes se terminent par une accolade.

Elle est comme ça la Nouvelle Orléans, volatile, enchanteresse et explosive.

Swiss-New Orleans' joint venture

Dès demain, et pour une semaine, la Radio suisse romande (RSR, la Première) diffusera 10 émissions en direct de la Nouvelle Orléans auxquelles j'ai modestement contribué en guidant mes confrères romands à travers la ville, ses personnages, ses hauts-lieux et en partageant avec eux quelques uns de mes coups de coeur et une partie de mon carnet d'adresses. On devrait m'entendre demain et vendredi livrer quelques réflexions sur cette ville que j'arpente depuis plusieurs mois maintenant.

Un dromadaire sur l'épaule consacrera cinq émissions d'une heure, dès 13 heures chaque jour,  à la ville, sa reconstruction, sa culture, ses problèmes de criminalité et bien sûr l'avenir après Katrina. Radio Paradiso, tous les jours également, de 19h à 20h, passera en revue 100 ans d'histoire de la musique à la Nouvelle Orléans, avec des musiciens en direct du Vieux Carré. Le blog de l'équipe, ici.

La radio musicale locale, Wwoz, retransmettra ,elle aussi en direct, sur ses ondes, ces émissions bilingues. Curieuse de voir la communauté locale réagira à ce regard suisse sur leur ville.

Les deux émissions devraient être disponibles en podcast dès demain. J'espère pouvoir les  relayer sur ce blog.

Starting tomorrow the swiss national radio (Radio Suisse romande) will air 10 shows live from New Orleans, to which i modestly contributed by guiding my swiss colleagues around town, by introducing them to some of the people i met here over the months and by opening my address book to them. Five shows will be on the life in the Crescent City since Katrina and five will be dedicated to over a 100 years of music on the Mississippi River.

Sign of the warm welcoming they received here, Wwoz, the local music radio, offered to air our musical shows, live, every day at 1pm, NO time. You should be able to listen to those almost totally bilingual programs here and here.

   

the battle for Louisiana

Img_0189 George Bush s'est soudain souvenu de la Nouvelle Orléans aujourd'hui, alors qu'il n'en avait même pas fait mention lors de son dernier discours sur l'Etat de l'Union, en janvier. Au programme, la visite d'une charter school, ces écoles gérées par des privés mais financées par l'Etat, et un arrêt-lunch chez Lil Lizzy's, un restaurant créole à la réputation surfaite, où il s'est entretenu avec les présidents des communes touchées par Katrina, dont le maire de la NO, Ray Nagin.

S'il pouvait simplement oublier en paix la Nouvelle Orléans, Bush serait sans doute content. Depuis Katrina, la ville a été un cauchemar pour lui. Sa cote de popularité a pris le plongeon à partir de ce moment-là, et elle lui a valu de perdre sa majorité au Congrès suite à l'incurie et à l'incompétence de son administration, aussi bien dans les opérations de secours que dans celles vouées à la reconstruction de la ville depuis. Malgré de belles promesses, réitérées encore lors de K+1, la Nouvelle Orléans restait aux abonnés absents pour Washington.

Mais voilà, depuis janvier, le Congrès est en mains démocrates. Et s'il ne faut pas se leurrer sur les intentions de la nouvelle majorité - largement électoralistes - le fait est que la Nouvelle Orléans est à nouveau un sujet de débat dans la capitale fédérale. En moins de deux mois, les démocrates ont remis sur le tapis la question de la réouverture des logements sociaux et s'apprêtent à éliminer la participaton financière de 10% par l'Etat de la Louisiane à tous les projets de reconstruction financés par l'Etat fédéral. Hier, la Chambre des représentants a annoncé qu'elle souhaite débloquer 250 millions de dollars en faveur de l'enseignement, sous forme, entre autres, de hausse des salaires et de primes aux logements pour les enseignants qui font encore cruellement défaut dans la région.*

Et si Bush préfèrerait effacer de sa mémoire ce mauvais rêve du Sud, on se doute que les Républicains, eux, ne partagent pas forcément cet avis. L'élection présidentielle approche. La Louisiane est à prendre. Elle avait voté républicain en 2004. Les paris sont ouverts.

Img_0195 Bush was in town today. For a rather long lunch at the overrated Lil Dizzy's, a creole restaurant on Esplanade avenue, and a stop at a Charter School, where he was defending his belief in the mix of public and private investment in education. It was strange to see this president in town, after he forgot to mention New Orleans in his State of the Union speech, and who did not pay a single visit since the first anniversary of the storm, last august.

Of course, no one is fool around here. Since the democrats took over Congress, New Orleans has been part again of the talk of town, up in DC. Don't get me wrong, not that the democrats have pure intentions, they all know that an election is upcoming and Louisiana, who voted republican in 2004, is certainly for grab. Fact is, they are taking actions. Public housing debate is on the table again, and if demolition is not out of the table, there is at least talk for the first time of phased redevelopment and most important of the right to return for all.

Congress also is favoring to waive the 10% match that Louisiana should pay on any reconstruction project financed by the federal government. And yesterday, the House of representatives unveiled a plan to pour 250 millions dollars into the city schools over a five year period. Sometimes, it take the prospect of an election to get things done, even if only partially. Surely enough, Bush would prefer to forget altogether about New Orleans, but there are other republicans in the starting blocks.

Indian rules

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C'est une coutume peu connue de la Nouvelle Orléans.Pourtant, les Mardi Gras Indians sont l'une des plus anciennes traditions de la ville, remontant aux années 1740-50, en croire les plus vieux documents trouvés à ce jour, relatant leur existence. Ces tribus indiennes étaient à l'origine entièrement composées d'esclaves noirs échappés et qui avaient trouvé refuge dans les bayous et les marais, protégés par les tribus indiennes Chickasaw, Choctaw et Blackfoot.

Au cours des siècles, organisées par tribus, des générations d'Afro-Américains ont continué à rendre hommage à leurs premiers protecteurs. Chaque tribu a son Big Chief et sa reine. Leurs rites ont aujourd'hui encore quelque chose de secret et de magique. Ils paradent régulièrement le jour de Mardi Gras, par tribu, dans les rues de leur quartier respectif avant de se croiser parfois. Il faut souvent être patient pour les trouver car leur parcours et leurs horaires sont rarement annoncés.

Leurs costumes, flamboyants, faits de plumes, de verroterie et de perles, ont évolué au fil des ans pour devenir de plus en plus imposants. Car si autrefois, les chefs s'opposaient dans de violents combats, aujourd'hui leurs joutes sont surtout artistiques. On compare costumes, danses, chants et percussions. Leur rituel emprunte aussi bien aux rythmes ancestraux de l'Afrique de l'Ouest et des Caraïbes qu'aux danses des tribus indiennes qu'ils honorent. Certaines de ces anciennes parures sont pieusement conservées au Backstreet Museum.

Si Mardi Gras est un bon jour pour apercevoir des Mardis Gras Indians (dont le nom serait tiré d'un endroit appelé à l'époque de la fondation de la ville Point Mardi Gras), le grand rassemblement de toutes les tribus a lieu le dimanche le plus proche de la St-Joseph, au mois de mars.

Img_0082 It's certainly one of the least known traditions of New Orleans. The Mardi Gras Indians, though still somewhat secretive and elusive, are almost as old as the City itself. Organized by tribes, they were formed in the early 1700's when the first escaped black slaves found refuge in the swamps surrounding the newly founded city, helped and protected by the Indians tribes living in the bayous, the Choctaw, the Chickasaw and the Blackfoot.

Since then, the Mardi Gras Indians Tribes have honored their former protectors. (Their name comes from a place where the Indians used to trade, renamed Mardi Gras Point by the French settlers). To this day, their rituals are a mix of West Africans, Caribbeans and Indians rhythms, chants and dances. Each tribe has its Big Chief, its Queen and a few other chiefs.

On Mardi Gras day, each tribe walks the street of its neighborhood, oftentimes with no announced route or schedule. When two tribes meet, they enter into a contest of costumes and chants. The best day to catch them all is still on the closest Sunday to St-Joseph Day, in March. At one point, all tribes will gather near Bayou St-John, a Indian trade post for centuries.

The costumes are flamboyant, made of feathers, pearls and stones. Entirely handmade, some of them are worth thousands of dollars. Every year the Chief has to wear a new one. Some of the ancient ones can be found at the marvelous Backstreet Museum.

Happy Mardi Gras

Img_0024 Le Carnaval bat son plein à la Nouvelle Orléans. Jours d'oubli, de liesse, de déraison. Les parades se succèdent à un rythme endiablé. Entre deux et trois cortèges par jour depuis une dizaine de jours. L'apothéose aura lieu aujourd'hui avec la parade des Zulu, première parade noire, créé en 1909, puisque les Krewe d'alors n'acceptaient pas de noirs dans leurs rangs et celle des Indians Chiefs, dont je vous reparlerai.

Chose curieuse, pendant ces parades, les gens se jettent sur les milliers de colliers de perles multicolores lancés des chars. Ils sont des centaines à remplir des sacs entiers de perlettes. Peggy, ma colocataire, les récolte pour sa Blues Cruise. Elle fait l'évènement chaque année lorsqu'à son tour, elle lance du pont le plus haut du bateau, les beads aux passagers des ponts inférieurs. Prendre place sur un char à une parade est un privilège. Cher de surcroît.

Participer à Zulu, par exemple, vaut son pesant de pacotille. La fille de Bobby a dépensé 3000 dollars de colliers en plastique. Et personne ne s'aviserait à jouer les radins. Il faut que ça brille de partout, il faut qu'on vous supplie de lancer un collier, et il faut bien sûr que vous en ayez suffisamment jusqu'à la fin du défilé. Le must, c'est de faire "eyecontact" avec un spectateur et de viser juste. Chaque parade a ses colliers distinctifs, certains sont très élaborés, ceux de  Krewe de Muses, notamment. Le plus recherché est le collier rouge au pendentif en forme d'escarpin.

En fin de cortère, ce sont parfois des gerbes de colliers qui vous volent à la figure. C'est sans doute le moment le plus dangereux du Carnaval. Peggy a déjà rempli deux sacs de voyage de verroterie. Encore un, et le compte est bon pour la croisière.

Img_0021 Carnival is in full gear mode in New Orleans. For a few days, the city is just about dancing, listening to music, and yes, going to the parades. with an s. For at least 10 days, there are about 2 to 3 parades a day. Climax will be tomorrow with Zulu, the first black parade, founded in 1909 and with the Mardi Gras Indians celebration. (more about them in a upcoming post).

The strangest thing to me is to see the passion New Orleanians put to catch the beads thrown at them from the floats. Some come with bags and somehow find a way to fill them with those plastic necklaces. Some beads are of high values, because of their sophistication or rarity, like the beautiful red beads of Muses, the women only parade.

To be part of a Krewe is no small deal. Seats are expensive. Some goes well into the thousands of dollars, a way to keep certain people away, especially blacks when parades were an all-white thing. But even today, seats remain expensive, for most parades. The price tag is the amount of beads a participant has to buy to be in it. Bobby's daughter spent over 3000$ of cheap necklaces to be part of Zulu. Friends and families donated, the honor is just to big. By the end of the parade, you better be careful. Sometimes full bags of beads are thrown at you. It's certainly the most dangerous time of all during Mardi Gras.

tel chien...

Chiots Img_2630



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Une étude américaine aurait déjà établie, en 2004, la ressemblance entre maître et chien. La parade de Barkus, celle consacrée aux chiens (non ce n'est pas une blague) pendant le carnaval de la Nouvelle Orléans, m'a convaincue.

An American study had established in 2004 that there is indeed a resemblance between dogs and their owners. Well, a walk at the Barkus Parade, in the French Quarter today, convinced me of its foundation. (Yes, there is a special parade for dogs, with a King, a Queen, several dukes and duchesses)

ps. si un utilisateur de typepad peut m'expliquer comment récupérer les trois misérables caractères égarés en haut à droite, je suis preneuse.

a force de tatons...

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au fait



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