en français dans le texte

Livre C'est l'éternel problème du francophone aux Etats-Unis. Comment se procurer des livres en français à des prix raisonnables? Maryline vient d'avoir une idée en proposant la création d'une bourse d'échange de livres dans la langue de Molière aux States. L'idée est simple. Vous proposez sur son blog les livres que vous voulez donner ou prêter, vous choisissez ceux qui vous tentent. En principe, vous prenez directement contact avec le donneur ou le demandeur.

Vous me direz qu'il va falloir payer pour se débarrasser de ses vieux livres. Oui, mais vous en récupérerez aussi. Et puis n'oubliez pas les tarifs imbattables offerts par le US postal service pour les envois de livres ou de revues, le library mail. Ne croyez surtout pas le libellé, les privés peuvent aussi bénéficier de ce tarif.

60000$ les dix minutes

Hillary Hillary Clinton était de passage à New York ce soir pour un fundraising event (collecte de fonds). L'évènement avait lieu au Pier 94, un centre de convention sur les bords de l'Hudson. Hillary est arrivée sur scène un peu après 20h20, après avoir été présentée comme "le prochain président des Etats-Unis" par son ex- président de mari. Chelsea, leur fille, était là aussi.

Hillary est restée sur scène, montre en main, 18 minutes, dont deux au moins, à se bagarrer avec un micro qui avait décidé de se taire et six ensuite pour trouver la sortie en serrant quelques pinces. La salle n'était pas comble, loin de là. A vue de nez, j'aurais dit 600 personnes, un collègue pense qu'ils étaient au moins 1000. Peu importe. A 100 dollars la soirée, ça fait tout de même un minimum de 60 000 $ les 10 minutes. Pas mal pour un passage éclair.

Hillary Clinton was in town tonight for a fundraising event, at Pier 94, on the West Side. She was accompanied by Bill and Chelsea. She finally got on stage at around 8.20 pm, when she left it was 8.38 pm. Of those 18 minutes, 2 at least where spent trying to get some sound trough the mic, and six to shake hands on her way out.

The room was far from filled. But still, i guessed about 600 people, a colleague of mine put it at 1000. Knowing that each person paid 100 $ to get in, you do the maths.

la politique, une affaire de sexe?

Je n'avais vu Barack Obama qu'à la Convention démocrate de 2004, à Boston, où j'avais pu constater, comme la foule en délire, le charisme du personnage et ses excellences oratoires et plus récemment, à la Nouvelle Orléans, dans un environnement trop politico-journalistique pour que je puisse franchement juger de son impact sur l'électeur moyen. Cet après-midi, il était à NewObama1_2 York devant un parterre rassemblé par la National Action Network d'Al Sharpton, composé à 90% d'Afro-Américains.

Obama a fait un tabac. Son discours est convaincant, surtout lorsqu'il parle d'éducation, son humour corrosif, son charme...(bon je passe). L'audience, qui ne lui était pas acquise, a répondu chaleureusement. Un petit sondage rapide à la fin de son speech m'a pourtant laissée songeuse. Les femmes étaient conquises. Il sera leur candidat. Il a touché une corde en parlant de santé publique, d'éducation et de la place de l'homme dans l'éducation des enfants. 

J'ai senti en revanche beaucoup plus de résistance chez les hommes. Certains pensent que l'Amérique n'est tout simplement pas prête pour un président noir. D'autres, à ma grande surprise, ont parlé d'Hillary. "On ne peut pas la lâcher après ce que Bill a fait pour les noirs en général, pour Harlem en particulier Les Clintons ont une histoire d'amour avec les Noirs". Je n'avais pas pensé à ça. En revanche, pas un seul de mes interlocuteurs n'a relevé le fait qu'Obama n'était pas assez "afro-américain", comme la presse américaine a un instant voulu le faire croire.

Racontant cette dichotomie homme-femme à mon coiffeur, un activiste de gauche très impliqué dans les questions sociales à New York, il m'a répondu d'une traite: "il est temps que les hommes noirs aient plus confiance en eux, ils feraient mieux d'écouter leurs femmes, elles ont compris, elles". Pour info, mon coiffeur votera Obama aux primaires démocrates. "Du sang neuf, marre de ces dynasties qu'on veut nous imposer".

Grosplan_2 I had seen Barack Obama only twice before. The first time at the Democratic national convention in Boston in 2004, where i had to agree that he has charisma and excellent oratory skills. The second time was in New Orleans, more recently, for a senate hearing, which didn't allow me to really measure his impact on regular Joes and Janes. Today, i saw him at an event organized by the National action Network, of Al Sharpton, in front of an audience composed by of 90% of African-American.

The crowd was more than charmed, he obviously scored points. Whether he talked about the war (he opposed it), health care (he wants an universal coverage plan) or the education (he wants to reform the property taxing system that pays for public schools), he got nods, applauses and, at time, standing ovations. At the end of his speech, though, a quick survey left me wondering.

The women i spoke too were all unanimous. Obama will be their candidate in the primaries. He brought issues home. The men, surprisingly, though fairly pleased by his speech, felt ambiguous. One told me: "America is not ready for a black man". Another, a reverend from Harlem, said that Hillary would be hard to beat in the African-American community. "The Clintons did so much for black people in the US, and especially in Harlem. They have a love story with black America", he told me. No one though brought the issue that Obama is not "African-American" enough, a storyline that made headlines back in january, and which i think, is totally fabricated by a certain press.

Later on, when i told the story to my hairdresser, a leftist activist in New York, he wasn't surprised at all. "It's time for black men to finally start trusting themselves, they would be better off listening to their wives". He has made his choice. Obama will be his candidate for the primaries.

New kid on the block

A vos blogrolls, Philippe Coste, le correspondant US de l'Express, reprend du service blogosphérique. Après un blog audio durant la campagne présidentielle 2004, il nous revient pour raconter sa New York Coast.



the times, they are changing

CbgbEt on ne va pas pleurer. Le CBGB a vécu sa dernière party hier soir. Pattie Smith et Deborah Harry de Blondie ont fait leurs adieux ce week-end au club légendaire du Bowery. Les Ramones,Television, Iggy Pop, des dizaines d'autres groupes punk rock y avaient fait leurs débuts. Patty Smith aurait dit hier soir: "Cet endroit n'est pas... un temple". Alors, la nostalgie, on oublie, il y a des dizaines d'autres clubs de musique indépendante et novatrice à New York: Tonic, Sin-é, Delancey, the Lucky Cat... je vous invite à rallonger la liste si vous le souhaitez.

And we are not going to cry over it. The CBGB threw its last party last week-end, with legends like Pattie Smith and Deborah Harry on stage. Yes, the Ramones, Television, Iggy Pop and many others made theirs debuts at the venerable club on the Bowery. Patti Smith was reported saying last night: "this place is not a... temple". Right, no time for nostalgia, lets move on, there are dozen of venues in New York for indie music aficionados, starting with Tonic, Sin-é, Delancey, the Lucky Cat....please fill the list is you feel like it.

picture Reuters

grosse fatigue

Le président est en ville pour deux jours. Pour une commémoration à Ground Zero aujourd'hui. Pour un déjeuner avec des pompiers et des secouristes demain, entre autres événements. Deux faisceaux lumineux bleus éclairont le ciel de Manhattan ce soir à partir des empreintes des  tours jumelles comme le veut la coutume à chaque anniversaire. Ces commémorations me dérangent, comme me dérange encore plus la pression exercée sur la presse pour ne pas oublier de bien marquer l'événement. 

Un sondage m'a étonnée cette semaine. Il affirme que 30% des New Yorkais pensent encore aux attentats tous les jours. J'étais là le 11 septembre, je n'y pense pas tous les jours. Nous  avons discuté ce sondage entre amis l'autre soir, pour constater qu'il y avait comme une pudeur à parler de l'événement. Nous ne savons toujours que peu de choses de ce qu'a vécu une de nos amies par exemple, qui travaillait au World financial Center. Elle a vu des gens se lancer des fenêtres du WTC, elle a vu des cadavres sur la chaussée, elle a pris la fuite dans les débris, mais elle n'en parle pas ou très peu, par bribes parfois. Le frère d'un ami, pompier, est mort ce jour-là. Je suis passée un jour avec une de ses amies, quelques mois après les attentats, déposer une gerbe dans la caserne où il était stationné.

Dès que je sors de New York en revanche, on me pose souvent la question. "Y étais-tu?, comment était-ce?" Et chaque fois cette difficulté de dire. Je me raccroche aux mots écrits  (mon journal de ces journées au bas de cette note) alors, entre deux tournages. Aujourd'hui, je l'admets. J'ai eu peur. Surtout quand Giuliani a annoncé la fermeture des ponts et tunnels. Sentiment d'être  prise au piège dans la grande ville. J'ai eu peur quand certains médias ont annoncé qu'onze autres avions étaient portés disparus.  Je me suis demandée ce que faisait le président?

Je n'ai finalement pleuré vraiment que beaucoup plus tard, lors des attentats de Madrid. J'étais au Guatemala, j'avais appris la nouvelle avec un jour de retard. J'ai pleuré pendant des heures. Le 11 septembre me revenait en mémoire, avec brutalité.

President Bush is in town for two days. For a ceremony at Ground Zero today, and then for a lunch with firefighters and rescuers tomorrow, among other events.  A Tribute of light will be lit again from the footprint of the towers. I am not very comfortable with commemorations. I am even less comfortable with the pressure put on medias to cover them.

A recent poll from the NY Times surprised me. It says about 30% of New Yorkers think of 9/11 everyday. I was here. I don't think of it every day. We discussed it with a few friends this past week and realized how much difficult it has been to talk about that day. It's only when i leave New York that i speak about it, because people always ask me: "where you there?".

I admit it now, i was afraid that day. Especially when Giuliani said all accesses to Manhattan were closed. I felt trapped. I was afraid again when medias reported that 11 more planes were unaccounted for. But it took me years to let emotions fully go. It happened when Madrid was hit. I was then in Guatemala and learned of those terrorists attacks the next day. I couldn't stop crying, for hours. The brutality of 9/11 was back, in full blast.

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ne pas oublier de se souvenir

Img_1469Nous ne sommes qu'en juillet et déjà le matraquage a commencé. Pas une semaine ne passe sans que le Foreign Press Center (une dépendance du Département d'Etat) n'organise pour la presse étrangère une conférence de presse, un briefing, une visite pour préparer les commémorations du 5e anniversaire des attentats du 11 septembre. Nous avons déjà eu droit aux architectes du nouveau World Trade Center (Libeskind et Childs) et surtout à son promoteur, le caricatural et grandiloquent Larry Silverstein, qui dit vouloir construire une "tour indestructible".

Dans les semaines à venir, nos collègues de Washington pourront rencontrer "one on one" des rescapés du Pentagone. A New York, nous avons eu droit à des tours guidés, via trottoirs et galleries menant au World Financial Center, surplombant Ground Zero, par des proches de victimes du 11 septembre, histoire d'avoir le "human touch". Notre guide ce jour-là était Lee, un ancien pompier qui a perdu son fils, pompier lui aussi, le 11 septembre.

Très digne et touchant Lee, et sans doute prêt à en dire plus dans d'autres circonstances sur les conditions de travail au WTC pendant le déblayage, lui qui y a pris part pendant 9 mois. La qualité de l'air à Ground Zero et dans le bas de la ville, pendant les jours et les mois qui ont suivi les attentats, fait toujours partie de ces dossiers embarrassants que l'administration Bush cherche à étouffer. Cette semaine justement, le FPC organise une rencontre avec le médecin chef du programme fédéral de suivi du personnel qui avait nettoyé le site. Très curieuse de savoir ce qu'il pourra vraiment nous dire, surtout après la mort d'un agent de police, premier décès officiellement lié aux toxiques respirés à Ground Zero.

Une touche de pathos, des maquettes illuminées pour faire croire à un WTC plus grand, plus beau, plus haut. Mais surtout l'impression tenace et désagréable qu'il faut maintenir vive la peur. Celle qui a déjà si bien servi lors des élections présidentielles de 2004. En novembre, les Américains retournent aux urnes pour élire une partie de leur parlement et plusieurs gouverneurs d'Etat.  Alors, surtout ne pas oublier Nine Eleven.

Img_1489We are still weeks away, but it already seems inescapable. I am talking 9/11. The upcoming 5th anniversary. The Foreign press center, an antenna of the Department of state, has already organized several events for the foreign press. Briefings, press conferences with architects (Libeskind and Childs), and of course one with the caricatural Larry Silverstein, the promoter or the site, who bragged loudly about building an "indestructible" tower.

Our colleagues in Washington will be able next week to meet "one on one" with Pentagon's survivors. Here in New York, we had a chance to take "walking tours" of the WTC, organized by an association of victims of 9/11's relatives and friends. The tour i took -  actually it's not exactly a tour, since you stick to the sidewalks and the World Financial Center's galleries overlooking Ground Zero - was narrated by Lee, a former firefighter, whose son, Jonathan, a firefighter too, died on 9/11.

Lee was very dignified and sober in his emotions. The kind of guy you would want to spent an entire evening just talking. I am actually sure that Lee would say much more about what he saw and witnessed during the 9 months he worked at Ground Zero, during the cleaning efforts. He probably has a lot to say about the pollution at the site, another embarrassing subject for the White House. Remarkably, the next briefing organized by the fpc will allow us to ask questions to the doctor which coordinates the federally funded WTC Worker & Volunteer Medical Screening and WTC Monitoring programs. I am curious to see what he will be able to tell us after the death of a police officer, the first officially linked to the pollution at the WTC after the attacks.

Human stories, on-site observations, nice illuminated models of the future site, you name it. I can't help but feel a bit unease about the efforts to provide us with all the deemed necessary information. Sure, there is still plenty to be said about 9/11. But what i really feel is the need to keep the fear alive. It worked so well during the 2004 presidential election. And the midterm elections are just around the corner.

then it will be over

ButA croire que le monde n'a vraiment qu'une obsession en ce moment. A 99%, les recherches google et yahoo arrivant sur mon blog depuis deux jours comprennent invariablement les mots "finale coupe du monde new York" voire des plus martiales "où regarder la France battre  l'Italie à New York" (moi je n'irais pas si vite en besogne). Comme ça fait à peu près deux jours aussi que j'échange des emails sur le sujet avec des amis, je vous fais profiter du fruit de nos recherches.

Il y a d'abord ces deux listes et celle de Time out. Il y a aussi la liste établie par le Consulat de France. Le consulat italien ne s'est pas donné une telle peine, on renverra les tifosi dans l'un des nombreux cafés de Mulberry Street dans Little Italy, (le caffe Palermo a un immense écran plasma) ou mieux encore pour une vraie ambiance ritale sans touriste, je vous encourage à aller à Benshonurst, Brooklyn (en gros sur la 18e Avenue,entre 65e et 85e Rue).

Côté français, les hauts lieux semblent être le café Jolie à Brooklyn, Felix sur West Broadway, ou encore Opia sur la 57e. Mais les places risquent d'être chères, les réservations sont déjà prises chez Félix, notamment. Il y aurait encore des places à l'Orange Bleue. Côté italien, ce sont l'Angolo sur Houston, N028 au 28 Carmine street ou encore I tre Merli, mais le premier et le dernier sont déjà surbookés.  La Petite Abeille sur 22e rue et 1ère ave (un belge, oui un belge) ne prend pas de réservation, avis aux lève-tôt.

Alors deux options pour ceux qui n'ont pas réservé ou qui n'ont pas envie de poireauter deux ou trois heures avant le match: viser un restau français ou italien qui n'est pas dans les listes qui circulent, assurez-vous qu'ils diffuseront bien le match en appelant AVANT, et le tour est à mon avis joué. Ou plus simple encore, trouver un rade allemand, anglais ou portugais qui ne désemplissait pas jusqu'aux demi-finales, vous y trouverez surement de la place et en plus la foule ne sera pas forcément monocolore, un plus pour ceux à qui les élans de patriotisme filent de l'urticaire.

Pour faire la fête ensuite: à priori, West Broadway, puisque les troquets français et italiens pullulent dans le coin. Alors bal musette ou tarentelle?

add: Florent et Macelleria Restaurant sur Gansevoort Street, ont uni leurs efforts. A la fin du match ou à la mi-temps déjà, bataille rangée au pistolet à eau dans la rue. Réservations obligatoires, chez l'un comme chez l'autre. Au menu: boudin et pernod chez le premier, Lemoncello et cervelle en face. Ben oui, c'est le meatpacking district.

Ballons_2There seems to be a single obsession on the web this days. Soccer, soccer, soccer. Almost all the google or yahoo searches linking to my blog these past two days said thinks like "where to watch the soccer cup in New York" or "where to see France-Italy". Well, since i have been looking too with a couple of friends, here is what we found.

Those two lists could be a start or the one from Time Out. For those who absolutely want to chant "la Marseillaise", then check the list put together by the French consulate. For the true Italian tifosi, i can only recommend Mulberry street (the caffe Palermo will have a 50' inch plasma screen) or more truthfully Italian, Bensonhurst, in Brooklyn, basically on 18th avenue between 65th and 85th street. Felix, Opia and Jolie are known as French hubs, but they might be packed. So will it be at I tre merli and l'Angolo., their Italian counterparts.

Therefore, i can only recommend two things, check your Zagat, point to any Italian or French places who are NOT on those previous lists. Call them before to make sure they actually have a TV screen and will be playing the game. Or, if you are adverse to bursts of patriotism, then just pick any English, German or Portuguese venues, call and you might be able to watch the game AND drink a beer at the same time.

casual meetings on casual fridays

BryantparkIl y a dix jours, j'avais donné rendez-vous à deux amis différents à Bryant Park, derrière la Public Library, sur la 42e Rue, pour deux petites rencontres matinales et successives. Ce n'était pas vraiment des rendez-vous de travail, même si le but était aussi de parler boulot. Dans un monde de freelance, on finit invariablement par parler aussi un peu de boulot.

A peine arrivée, j'aperçois dans la grande allée ombragée, toute pimpante dans son ensemble rose-saumon, A., l'amie d'une très bonne amie. Contente de me voir visiblement. Elle est de passage à New York pour pitcher sa dernière idée de bouquin à un éditeur. Et elle a son rencart là, dans le parc. Je ne cache pas ma surprise. Elle me dit que c'est l'éditeur qui a fixé l'endroit. C'est vrai que le parc se prête certainement mieux à une discussion sur l'art, l'écriture, la vie des idées, qu'un tête à tête formel de part et d'autre d'un bureau, forcément intimidant.

MeetingToutes à mes discussions, j'oublie momentanément A. qui n'était plus là quand je suis partie. Ce week-end, j'apprends par notre amie commune qu'elle a signé un contrat pour son premier bouquin ce jour-là! J'ai observé depuis qu'il n'y a pas que l'éditeur de A. qui donne ses rencarts professionnels à Bryant Park. Entre les liseurs de la Reading Room, les touristes éreintés par les longues marches sur le macadam, les professionnels en tongs et en shorts sont de plus en plus nombreux à tenir assises sous les arbres.  Je me suis promis de fixer mes prochains meetings à Bryant Park!

Fanitalien_1A few days ago, i gave appointment to two friends of mine, in Bryant Park, early in the morning. The idea was not to talk just about work, even if we ended up talking about work. As soon as i arrived, to my surprise, i bumped into A, a friend of a very good friend of mine. She had an appointment with an editor to pitch a new book idea. Right there in the park! Interesting place for a work meeting, i thought.

My friends arrived, and I almost forgot about A. When I left the park, she had left too. This past week-end though, i learned through our common friend that A. signed a book deal that day! Since then, i can't help but notice how many people are actually not just reading or resting in Bryant Park. It seems to have become the new trend in town. To meet on casual Friday in casual locations!

is soccer a french word?

Foot2Si vous en doutiez encore, eh bien cessez de douter. New York est bien une ville de foot. Il y avait  même deux (2) Brésiliens au milieu d'une mer de Français et de quelques Anglais, bons joueurs, restés après leur défaite rageante contre le Portugal, au Café Charbon, sur Orchard Street cet après-midi dans le Lower East Side. Univision (la chaîne hispanique américaine) chauffe l'ambiance avec des supporters brésiliennes, toutes en déhanchements. Pas une Française sur la Hauptplazt de Francfort à qui tendre le micro?

Premières images sur le stade, la salle exulte. Chirac passe à l'écran, il est hué. Les Anglais sont presque choqués par tant d'impertinence. Qu'à cela ne tienne, le match démarre.  A 1'32'', ma voisine américaine perd déjà toute contenance après le premier drible de Zidane: "Insane! Insane!!!". 

Quelques minutes plus tard, sur une nouvelle passe du même, le commentateur est à l'évidence pantois: "Cissou, Cissou, Cidan es incredible". Je ne vous raconte même pas la suite. En fin de rencontre, les envoyés spéciaux d'Univision ont dû se résoudre à l'évidence: il leur fallait à tout prix des supporters français, qu'ils ont cette fois trouvés, mais à qui ils n'ont rien demandé, se contentant de s'en servir en toile de fonds pour le commentaire de leur commentateur.

Bon, les paris sont lancés. France-Italie en finale. Le gagnant offre le champagne. C'est le deal passé avec un confrère français. (parce que le Prosecco ça le fait pas....mais j'amènerai le salami).

To my American readers: i can only invite you to go see the next games in a French, a German, an Italian or a Portuguese locale.

My Photo

au fait



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