New York Cool

Ca s'est passé jeudi soir dernier devant Radio City Hall à New York où se déroulait la cérémonie des Awards de MTV. Le rapper Mos Def a été arrêté par la police pour avoir osé un rap impromptu: "Katrina Clap" dénonçant l'inaction de l'administration Bush à la Nouvelle Orléans. Officiellement, il a été embarqué pour utilisation d'une sono sans autorisation préalable. New York perd son cool.

Mos Def was arrested last Thursday night in front of Radio City Hall in New York for performing his rap "Katrina Clap", a song denouncing the Bush administration's conduct during Katrina's aftermath in New Orleans. Officially, he was taken to jail for use of a sound system without permit. Just after the MTV's awards, yes. That's the new edgy New York.

septembre en juillet

Beach2_114 juillet, début des vacances. Inutile d'espérer faire avancer un quelconque projet en France pour les six semaines à venir (ça vaut pour une bonne partie du reste de l'Europe). "Rappelez-donc en septembre!". On prend son mal en patience. A New York, c'est devenu presque l'inverse et même tendance: rester en ville que l'on soit en vacances ou non. Les Hamptons sont devenus has been, les co-locations d'été à la plage pareil, et de toute façon inabordables.

Time Out s'est même fendu d'un remarqué Staycation en une la semaine dernière, contraction de stay (rester) et vacation (vacances). Mise à part la chaleur suffocante, que l'on peut toujours essayer de tromper un peu du côté de Coney Island, la grande plage populaire de Brooklyn, New York est en effet l'anti-thèse de Paris en été. Les restaus sont bondés, les événements culturels en tous genres, souvent gratuits et en extérieur, pullulent. Des festivals dans les parcs, aux films sur les toits. Imitant Paris, New York se fend même d'avoir sa plage en ville, dans le Queens, avec vue imprenable sur Manhattan.

Mais d'où me vient donc cette pressante envie d'aller voir si les trottoirs ne sont pas moins encombrés ailleurs?

Bastille Day. Vacation time is starting in France. Forget about having anything done until the end of August. So stick with New York, where more than ever, the city seems to be just packed, and not only with your usual summer tourists.

According to Time Out, we are in a mix of a new trend, the Staycation. Even the New York Times confirmed that summer-shares are soooo has been (and, yes sooo unaffordable too). The new thing, working or not, is indeed to stay in the city for the summer. Sure, there is plenty going on, in parks, rooftops and elsewhere. You can always hope for a little breeze at  Coney Island or even try the new in town Beach on the East River. (no, no bathing, are you kidding?).Why then do I feel this sudden urge to walk on empty sidewalks?

a 4th to remember

Img_1433_1Img_1436_1

Chaque année comme un rituel. Aller voir les feux du 4 juillet. Non par patriotisme, mais pour goûter aux joies des picnics sur l'herbe au bord la rivière, à l'odeur des bbq portables, à l'ambiance bon enfant que cette fête revêt chaque année à New York. Il y a longtemps que j'ai délaissé le FDR (le périph à l'est, fermé pour l'occasion) bondé, pour les rives plus accueillantes de Brooklyn entre les ponts de Brooklyn et celui de Manhattan.

Passer les premières heures de la soirée à admirer le premier feu qui doucement se meurt sur les gratte-ciel de Wall Street, et puis s'émerveiller encore des applaudissements chaleureux que le public réserve invariablement à ceux pour lesquels ils sont officiellement venus. Cette année, parmi les innovations, les cubes jaunes, et surtout ces torsades blanches qui montaient vers le ciel avant de retomber en douces cascades sous les "oooh" et les "aaah". Je me demande pourquoi chaque année les hourras les plus forts accompagnent les violets et les grappes blanches qui tombent comme un saule pleureur, éphémère, sur la baie.

ps: bienvenue à Anouk, qui a vu son premier jour, ce matin dans la grande ville.

Like a ritual, i went to see the fireworks, again. I have since long deserted the FDR for the Brooklyn shores, in Dumbo. I like the fires as much as the hours spent before, with the bbq's smells, the sunset over the skyscrapers, the laid-back atmosphere of it all.

Among the new fires this year, the yellow cubes and the ascending white twist falling down like a waterfall. For some reasons, the violet fire and the white wiping willow always get the loudest applause.

dog's night

Dans le taxi qui me ramène chez moi, le chauffeur me demande quelle profession j'exerce.

Moi: "journaliste".

Lui: "permettez moi de vous dire une chose Madame, il y a deux métiers pourris sur cette terre, militaire et journaliste, parce qu'ils relaient le message des politiques, les premiers en faisant la guerre, les seconds en ne l'arrêtant pas".

J'essaie d'argumenter. Peine perdue. Sa position est ferme.

"Je me fous de ce que vous pensez, je ne vous reverrai de toute façon plus jamais de ma vie", assène-t-il avant de me déposer devant chez moi.

Pendant deux secondes, j'hésite à couper sur le pourboire. Je me ravise. Et lui souhaite une bonne nuit. Je me demande dans quelle catégorie il range la profession de politicien.

In the cab home tonight, the Pakistani cabdriver asks me what profession i do:

My answer: "journalist"

His reply: "well, there are two rotten professions, military and journalist, because they both carry politicians' messages, the first by going to war for them, the second by not stopping them".

I try to argue, but he doesn't even listen to me.

When he finally drops me home, i almost thought of cutting his tip. Then, i thought it over and just wished him goodnight. I am wondering in which category he puts politicians.

dog's day

Party_dogAlors que j'assistais à ma première baby shower le week-end dernier, Corey, lui, organisait sa première "puppy shower". Devant ma mine interloquée, aujourd'hui, il m'explique: "ben, oui une baby shower pour chiot". Ah... Corey a un chien depuis un mois, Eartha, âgée de 14 semaines. Dimanche dernier, Eartha a donc eu droit à sa baby puppy shower.

"Elle a reçu des tonnes de cadeaux", me dit encore Corey. Genre? Un tapis de plage, un maillot de bain, des tas de jouets, et d'autres trucs encore que j'ai déjà oubliés. Ah oui, une petite robe Perry Ellis aussi, qu'elle portait aujourd'hui... Je me suis dit que Corey la poussait un peu tout de même. Mais visiblement, le créneau a été exploité depuis longtemps et si vous êtes en panne d'idées, il y a même la liste cadeau.

While i was attending my first baby shower in New York, Corey was organizing his first "puppy shower". A what? "You know, a baby shower for puppies". No, i did not know. Corey has a little dog, Eartha, who is 14 weeks old. "She got a lot of gifts", said Corey.

Like what? well like a beach blanket, a bathing suit, tons of toys and other things i already forgot about. Eartha was very happy, at least so said Corey. I first thought it was just Corey's extravaganza. Well, it's not. And they even thought about the gift registry in case you don't know what to bring.

Happy Birthday

Img_1129_stdIl sera entièrement plongé dans le noir ce soir, pour donner une idée d'à quoi ressemblait le ciel New Yorkais avant sa construction. Dès demain et pour une semaine, il sera éclairé de blanc comme aux premiers jours immédiatement après la fin des travaux. L'Empire State Building fêtera le 1er mai officiellement son 75e anniversaire. Plus haut building de New York en 1931, il a repris ce titre depuis le 11 septembre. Pour les curieux, l'historique du bâtiment est ici, moi j'aime surtout m'amuser à deviner, à chaque fois que je le regarde de nuit, ce que symbolisent les couleurs de son éclairage. Le quiz est plus ardu qu'il n'y paraît. Tenez, l'Empire est tout en rouge aussi bien pour la St-Valentin, la journée nationale du diabète que le jour de Gala des pompiers....Pas chauvin, l'Empire se pare de noir, rouge et jaune pour la réunification allemande, ou de vert, blanc et vert encore pour le jour de l'indépendance du Pakistan. La France n'est pas en reste avec son bleu, blanc, rouge le 14 juillet qu'on a baptisé ici Bastille Day. Enfin, l'Or célèbre la semaine des Oscars et histoire d'honorer un vrai New Yorkais, le rose, rose, jaune arboré la semaine dernière était un hommage à De Niro et son Tribeca Film Festival. (détails des couleurs).

The Empire State Building will go black tonight to remind New Yorkers what the skyline looked like in New York before the completion of the tallest building in town, a title sadly regained since 9/11. From tomorrow on and for a week, the building will be lighted in white the way it was during its early days to celebrate its 75th birthday. New Yorkers are familiar with the constant changing of colors at its top, but i bet few know exactly what all these colors stand for. Do you know for instance what the pink, pink, yellow stood for last week? (please, do not go here for the answer).

only in New York

Grâce à mon ami Eugène, j'ai découvert aujourd'hui le blog "overheardinNewYork", un concentré de dialogues ahurissants entendus à New York. Un régal!!!

Ecouter_1Un exemple?
une touriste: est-ce que ce métro va au 11 septembre (elle dit nine eleven)?
un homme: pardon?
la touriste: je voudrais voir nine eleven
l'homme: vous voulez dire le World Trade Center?
la touriste: non nine eleven
une autre touriste: oh non, il vous faut prendre le métro E! J'ai eu ce problème hier. Les New Yorkais sont tellement peu cordiaux.

Silence de plomb jusqu'à la 42e Rue.

Entendu dans le métro C, à la hauteur de la 50e Rue.

Allez un autre:
la fille: je cherche une pièce de théâtre pour l'école
le libraire: vous connaissez le titre?
la fille: Antigène
le libraire: vous voulez dire Antigone
la fille: c'est quoi la différence?
le libraire: la première est une pièce sur une fille et son frère mort, l'autre est une pièce qui n'a pas encore été écrite sur les hydrates de carbone et les protéines.
la fille: l'histoire du mort alors.

entendu à la libraire Barnes and Noble sur Court Street

Thanks to my friend Eugène, i discovered today "overheardinNewYork". A must.

welcome to NeYo

Tiens, je viens d'apprendre que le quartier bordant le mien s'appelle désormais Loho. A l'est, très à l'est de Soho, un peu moins à l'est de Nolita, mais pas exactement au sud de Noho, non, plutôt à son sud-est, ou à l'opposé si vous voulez de Tribeca.

Les_3Oui, oui nous sommes toujours à New York. J'essaie juste de vous familiariser avec des noms de quartiers qui échappent même aux New Yorkais les plus avertis. D'accord Soho, pour South of Houston et Tribeca pour Triangle below Canal ont droit de cité depuis des lustres. Mais, depuis une dizaine d'années, les agents immobiliers, soucieux de redonner du lustre à des quartiers trop longtemps considérés comme malfamés (à tort) ou simplement pas assez glamour, s'ingénient à rebaptiser des pâtés entiers d'acronymes pour le moins peu inventifs et surtout bien moins poétiques que les noms originaux.

Little Italy, devient curieusement Nolita (North of Little Italy), à ne pas confondre avec l'adjacent Noho, né il y a dizaine d'années pour North of Houston. Bienvenue aujourd'hui à Loho (Lower Houston of course, imposé par....LohoREalty, comme son nom l'indique une agence immobilière) pour le pourtant légendaire Lower East Side. Plus au nord, on a essayé un Spaha pour Spanish Harlem (un flop) et même un Sobro pour le South Bronx (flop encore plus monumental). Le pompon revient quand même aux bobos de service de Brooklyn qui ont voulu amalgamer en un Bococa ridicule les quartiers historiques de Boerum Hill, Cobble Hill et Carroll Gardens. 

All right folks, after Sobro (South Bronx), Spaha (Spanish Harlem), the ridiculous Bococa (yes, they did it for Boerum Hill, Cobble Hill and Carroll Gardens), here comes Loho, for guess what? Lower Houston, as if the Lower East Side wasn't a name cool enough for the rampaging gentrification.

All these names are of course courtesy of the many real estates agencies (Loho-Realty for instance) that want you to think you are going to rent or buy that marvelous co-op in the coolest neighborhood of New York City.

mystery on first

Ny_tree_1C'est le 3e dimanche d'affilée que je ne trouve pas la volumineuse édition dominicale du New York Times dans mon kiosque préféré, celui au pied de mon immeuble. Aucune explication à cela jusqu'à aujourd'hui. "Quelqu'un nous vole le premier cachier depuis trois semaines", m'a lâché, un peu excédé, mon vendeur, indien. Il faut savoir que les marchands de journaux reçoivent la dizaine de cahiers du Sunday New York Times le samedi déjà, qu'ils passent un temps fou à les agencer les uns dans les autres et reçoivent généralement la une du journal aux petites heures du dimanche.

Mon vendeur m'a assurée que le New York Times les remboursait. "Mais nous perdons des clients avec ça". J'ai promis qu'il ne me perdrait pas. L'épicerie du coin avait du coup épuisé tous ses exemplaires. Son propriétaire, indien lui aussi, s'entend plutôt bien avec le vendeur de journaux. Je me suis tout de même demandée qui pouvait s'entêter à voler une centaine de premiers cahiers du journal et ce qu'il pouvait bien en faire. Y aurait-il des preneurs pour ce seul cahier, même à prix réduit? J'espère surtout que ce mystère ne va pas envenimer les relations entre mon kiosquaire et l'épicier du coin, qui s'entendent plutôt bien et prennent souvent le café l'un chez l'autre.

For the third Sunday in the row, my favorite newspapers stand, the one downstairs, was out of the Sunday New York Times. The vendor, pretty annoyed, told me someone had been stealing the front page sections, usually delivered in front of the store in the early hours of the day. Sure, they get reimbursed by the New York Times, but "we are loosing traffic", he said. I promised he would not loose me. But i wonder, who could be stupid enough to steal just the front page of the paper, especially on Sunday?

Les dimanche à New York

Fry_eggSi je devais un jour quitter New York, deux choses me manqueront cruellement. Le spectacle de ses rues, théâtre permanent, et le brunch du dimanche. Car si j’adore les dimanche à New York, c’est précisément à cause du brunch. Bien sûr, je sais qu’on ne le sert pas qu’ici, mais nulle part ailleurs je n’ai vu le brunch érigé en institution comme ici.

A New York, c’est le moment où l’on prend le temps de rencontrer ses amis, je veux dire vraiment. Pas dans le rythme effréné des lunchs de la semaine, croqués sur le pouce ni dans l’ambiance plus éthylique à la bonne humeur parfois obligée des sorties du vendredi et du samedi soir. Non, le brunch est réservé aux vrais amis, ceux qu’on a envie de voir en prenant le temps. C’est aussi le rare repas où l’on ne vous bouscule pas en vous plantant l'addition sous le nez alors que votre assiette est encore à moitié pleine.

Même seule, le brunch est un plaisir, à chaque fois renouvelé. Je me délecte alors avec le  kilo et demi de papier du New York Times, cette autre institution new yorkaise. Tiens, lui aussi me manquera, si je devais partir.

Should I one day leave New York, i would miss two things terribly. The street’s life and the Sunday brunch. I love Sundays in New York precisely because of the brunch. Sure, they do serve it elsewhere, but nowhere else have I seen it become such an institution.

It is the rare moment of the week when you really have time for your dearest friends, unlike fast weekdays lunches. It is also the only meal where the waitress or the waiter doesn’t pop up asking if you are “still working” on it though your plate is still half full. I also enjoy taking my brunch alone once and a while. I can then enjoy reading my Sunday Time, this other New York fixture.

 

My Photo

au fait



  •  

     


Recent Posts

Recent Comments

search


aaaads

stuff



  • expat

  • list.blogug.ch

  • Subscribe with Bloglines

  • BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones



  • Add to netvibes

  • Subscribe to RSS Feed