got a problem with New Jersey?

Ilovenj Live earth, live sur Sundance Channel, en direct du monde entier, et de New York. Enfin, pas exactement, de tout à côté, au Giants Stadium, dans le New Jersey. "Pas une fois ils n'ont prononcé le nom New Jersey! ils se foutent de qui?", s'étrangle le vendeur d'une petite boutique de fringues dans l'East Village, qui écoute le concert en direct par radio satellite.

Du coup, je vérifie en rentrant, sur Sundance TV on parle de New York, sur le site de Live Earth, pareil. Alors quoi, le New Jersey, la honte? Et les Sopranos, Bruce Springsteen, vous pourriez imaginez, vous, "American Beauty" tourné à New York ou dans l'Arizona?, s'exclamait un des invités du Leonard Lopate Show cette semaine sur wnyc dans une émission entièrement consacrée à cet état si mal aimé, que j'ai eu envie de l'aimer un peu plus à la fin du show.

C'est pourtant l'un des états les plus divers du pays, l'un des plus riches aussi, 2e si l'on considère le revenu médian par ménage mais celui qui héberge deux des villes les plus pauvres des Etats-Unis, Camden et Newark. Au delà de l'enchevêtrement de noeuds autoroutiers, de banlieues sinistres et de sièges de grandes multinationales près de New York, c'est ensuite une succession de petites villes bucoliques et très Nouvelle Angleterre, avant l'immense étendue de forêts qui couvrent encore près de 50% de l'état.

Frank Sinatra y a vu le jour, tout comme Queen Latifah, Laureen Hill et Whitney Houston, Norman Mailer, Walt Whitman, Philip Roth et Allen Ginsberg, Meryl Streep et Jack Nicholson, John Travolta et Michael Douglas, Patti Smith, d'autres encore. Le phonographe et l'ampoule y ont été inventés. Les drive-in aussi, ces fameux cinémas en plein air. Mais prenez juste la peine d'écouter un New Yorkais parler du New Jersey, s'il veut bien daigner en parler.

Tiens Alicia Keys, qui vient de remercier "New York, New Jersey"!

ps: une heure plus tard, Bon Jovi l'enfant du pays, remet lui aussi les pendules à l'heure: welcome to my home, welcome to New Jersey!

Democrat? and happy?

Sexy je ne sais pas, mais les candidats démocrates cette année font le bonheur de leurs supporters. On est loin des mines grises et tristes de 2004, où les démocrates allaient aux urnes à reculons, faute de candidats vraiment rassembleurs. J'ai rencontré plusieurs membres du parti, la semaine dernière en Caroline du Sud, affichant deux voire trois autocollants de candidats différents sur leur t-shirt. Coeur d'artichaut? Oui! Mais pas par insatisfaction, ce serait même plutôt le contraire.

Sexydem "Je suis tellement excitée par le choix", me disait une jeune étudiante à Columbia, arborant une banderole "John Edwards". Sans savoir encore si elle allait voter pour lui. Quelques heures plus tôt, une activiste qui s'est portée bénévole pour la campagne de Barack Obama me disait que les candidats démocrates cette année sont "top notch". Même mes amis les plus désabusés, qui s'étaient faits priés d'aller voter Kerry pour barrer la route à Bush en 2004, passent déjà des heures à lire et relire les programmes des candidats.

Je remarque surtout que les démocrates ne sont plus dans l'"anti-républicain" mais dans le pro. Pro-education publique, pro-assurance santé, pro réouverture du dialogue avec la communauté internationale, et bien sûr tous pour un retrait d'Irak. Même la lutte contre les changements climatiques fait lentement mais sûrement partie des priorités. C'est de bon augure pour le débat politique  à venir.

Sexy, i don't know yet. But what seems sure this time around, for what i saw in South Carolina last week, is that the democratic base is really enthusiastic about its candidates.  "I am so excited by the choice we have", said a young student in Columbia, wearing a sign for John Edwards, but not certain at all she will vote for him. An Obama supporter told me, the candidates are "top notch" this year.

We are far away from the anti-Bush crowd of 2004. The democrats seems to have overcome the "anti" republican syndrome and they are finally talking about what they stand for and not what they stand against, which was a recipe for disaster. All of them talk about education, health care, dialogue with the international community, and yes even climate changes is slowly but surely making to the top list. And of course, they all want to get, one way or the other, out of Iraq. Looks that we are finally heading towards a real political debate.

tous au vert

GreenpeppersC’est le dernier coup du géant du commerce de détail Wal Mart. Dans les semaines à venir, il va doubler le nombre de ses produits biologiques, de la viande aux t-shirts 100% coton écolo. Les experts glosent déjà sur le formidable impact que cette décision pourra avoir sur les commerces spécialisés et WholeFoods, le leader des produits verts, a déjà perdu des points en bourse. Wal Mart est en effet connu (et détesté) pour faire pression sur les producteurs et casser ainsi les prix. Pour une fois pourtant, Wal Mart n’a pas soulevé que des froncements de sourcils. Le Sierra Club, la plus grande association écolo américaine, estime que cette décision pourrait modifier durablement les techniques agricoles si Wal Mart confirme et respecte scrupuleusement les labels de qualité bio.  

Le pas du très controversé Wal Mart n’est guère étonnant sur un marché bio en pleine expansion aux Etats-Unis. Son pari est de mettre ce type de produits, aujourd’hui encore considérés comme luxueux, à la portée de tous. Même l’épicier jordanien du coin a flairé l’aubaine. Il a transformé son bric-à-brac crado mais sympathique de la Première Avenue en bric-à-brac écolo et tout aussi sympathique. Quand je l’ai félicité hier pour avoir songé aux produits de nettoyage « amis de la nature », il m’a précisé qu’il les vendait un dollar de moins que la boutique bio de la 10e. Comme quoi il y a encore de la marge. La compétition va être féroce.

Wal Mart made an announcement that could deeply shake retail shopping in America. The Giant has just decided to double its organic products in the coming weeks. As a result, WholeFoods stocks went down. Despite the growing resentment against Wal Mart's business practices, this latest move was not met with the usual resistance. The Sierra Club, for instance, thinks that having Wal Mart going green can only enhance agricultural practices and thus the environment.

For sure, there is a growing green market to be taken out there. Organic products amount to  50 billions each year. Even my local Jordanian deli's vendor noticed. He went from absolute dirty mess to absolute green mess in a few weeks. When I congratulate him for having “environment friendly” cleaning products, he underscored that he was selling them at about a dollar less than the fancy green market a few blocks away. Competition will be tough for sure, but organic products might finally be at everybody’s reach.

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au fait



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